BATRACIENS
i. céciloïdes ou ophiosomes.
Péromèles.
Le genre Cécilie se trouve dans l'Afrique occidentale. M. Aubry-Lecomte a rapporté du Gabon plusieurs de ces singuliers Batraciens apodes, qui appartiennent à deux espèces distinctes.
Ces individus ne peuvent pas être rapprochés, comme je l'avais cru d'abord (Rev. zool., 1856, p. 560) , de la Cécilie museau-étroit (Cœc. rvstrala, Cuv. ).
Il s'en trouve deux qui, tout à fait semblables l'un à l'autre, ont beaucoup de rapports avec l'espèce du Gabon que M. Stutchbury a nommée Cœc. squalostoma. Aussi, malgré quelques différences, mais assez peu importantes, me paraît-il convenable de les rapporter à cette division.
La diagnose suivante eu présente les principaux caractères :
ARCHIVES DU MUSÉUM
Cécilie A museau de Squale, Csecilia squalostoma , Stutchbury.
Museau proéminent au-devant de la fente de la bouche, mais plus plat et moins étroit que celui de l'espèce dite C. rostrata; yeux complètement cachés sous la peau, à 0m 002 en arrière et un peu au-dessous de la narine ; près du bord de la lèvre supérieure, un petit tubercule peu saillant; cent quarante-cinq à cent cinquante-cinq plis circulaires depuis la tête jusqu'à l'extrémité du petit appendice caudal, et tous complètement circulaires ; teinte générale, d'un vert olive, offrant, çà et là, et particulièrement chez un des individus, de petites taches jaunes irrégulières.
Longueur totale du plus grand de nos deux exemplaires, qui dépasse à peine l'autre, 0m35 ; circonférence vers le milieu du tronc, 0m030.
Si l'on compare cette description à celle que M. Stutchbury a donnée (Trans. Linn. Soc. Lond., 1836, t. XVII, part, ni, p. 362), et qui se trouve reproduite dans YErpét. génér., t. VIII, p. 274, on est frappé des ressemblances. Quant aux différences, elles consistent en ce que, contrairement aux indications fournies par le zoologiste anglais : 1° les douze derniers plis ne sont pas incomplets; et 2° qu'il n'y a pas de nombreuses petites taches jaunes confluentes
La forme non conique et plus déprimée du museau, la présence des tentacules fort courts, au reste, des fausses narines, le nombre considérable des plis cutanés, sont autant de particularités propres à permettre la distinction entre cette Cécilie et celle que Cuvier a le premier désignée sous la dénomination de C. rostrata. Je dois ajouter que chez cette dernière, malgré l'indication contraire, donnée dans YErpét. génér., les yeux se voient sous l'apparence de points blanchâtres, tandis qu'ils manquent complètement dans les deux individus qui me semblent appartenir à la C. squalostome.
Cinq autres Batraciens du même genre, rapportés du Gabon avec les précédents, appartiennent à une espèce particulière et nouvelle.