MAGASINS SANS CAVE
Élévation et coupe normales au quai.
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Élévation et coupe parallèles au quai.
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autres, forment des travées de 23 mètres de profondeur; six travées semldaldes juxtaposées composent un hangar qui mesure ainsi 80 mètres sur 25 mètres.
Le poids par mètre carré de la partie métallique de ce type de hangar est d'environ 53 kilos en y comprenant les parois et fermeture-. Ces dernières sont constituées par des portes roulantes entièrement métalliques dans les pignons disposés, toutes les deux travées.
La fondation des piliers et l'aire pour les dépôts sont en béton.
Les magasins avec parois maçonnées et couverture en tuile sont formés également d'une ossature entièrement métallique, mais comme le poids de la couver-
ture en tuile est plus élevé que celui de la couverture en tôle ondulée, les fermes sont plus rapprochées entre elles.
Les dimensions des fermes sont toujours de 13m,30, mais leur écartement est de 6m,25.
Les parois latérales de ces magasins forment un pan de fer, dont les vides sont remplis par une paroi en briques de 12 à 13 centimètres d'épaisseur y compris enduit intérieur.
Les caves prévues pour quelques-uns de ces magasins ont 2m,35 de hauteur et l'on y accède par des escaliers et des panneaux ouverts. Le plancher qui recouvre les caves est formé de poutres en fer, parallèles à la grande façade, et espacées de 3m,125 les unes des autres. Ces poutres reposent sur des piliers en béton ou en briques par l'intermédiaire d'un appui en fonte, et ces derniers sont distants de im,43 d'axe en axe dans le sens longitudinal du bâtiment. La partie libre entre le poutrage est recouverte d'un plancher ordinaire en fer à double T et béton pour lequel on a admis une surcharge de 2000 kilogrammes par mètre carré. Le poids de la charpente métallique de ces hangars atteint 50 kilogrammes par mètre carré. Leur fermeture est assurée, comme dans les précédents hangars, par des portes roulantes entièrement métalliques munies de verrous intérieurs.
La disposition générale des magasins dans les différentes parties du port ayant été traitée ailleurs, nous avons dû nous borner à donner ici les indications principales sur leur mode de construction.
F) Élévateur à grains.
Le grand mouvement d'exportation du Uosario, comme on a pu s'en rendre compte par les statistiques, est surtout constitué par des céréales : blé, maïs, lin. Son importance a déjà atteint, en certaines années, les chiffres énormes de 1200000 à 1400 000 tonnes, soit 15 à 18 000 000 d'hectolitres. Et, grâce à la mise en culture continuelle de terres nouvelles ainsi qu'à l'amélioration des moyens de transport, de magasinage et d'embarquement, on peut prévoir, sans exagération, que les quantités actuelles de céréales exportées par Hosario doubleront avant peu d'années.
11 s'agissait donc d'outiller le nouveau port pour qu'il fût en mesure de recevoir, manutentionner, magasiner et expédier des quantités très importantes de céréales, dans les meilleures conditions possibles d'économie et de rapidité.
Dans ce but, à côté des 20000 mètres carrés de magasins ordinaires, particulièrement affectés au magasinage des céréales en sacs, on a prévu une grande installation spéciale comprenant de vastes silos, pour le magasinage des grains en vrac, pourvue d'une puissante usine de manutention susceptible de faire
presque automatiquement toutes les opérations demandées par le commerce.
Voici, d'ailleurs, les données principales qui ont servi de base à la réalisation de cetfe installation. La capacité des silos sera d'environ 30000 mètres cubes, soit 300000 hectolitres, et l'élévateur comportera tous les appareils nécessaires pour assurer les opérations indiquées ci-après :
1° Réception par voies ferrées de 500 tonnes de céréales par heure, y compris pesage et mise en silos.
2° Réception par voie fluviale de 50 tonnes de céréales à l'heure, y compris débarquement, transport, pesage et mise en silos.
3° Expédition par bateau de 1 000 mètres cubes par heure, soit environ 750 à 800 tonnes de céréales y compris transport, pesage et embarquement. Un quart de cette quantité, soit 250 mètres cubes par heure, devant pouvoir être ensachée avant embarquement.
4° Ensachage direct des céréales contenues dans les silos et expédition par voie ferrée, à raison de 100 mètres cubes par heure.
5° Transvasement d'un silo dans un autre pour aérer les grains.
6° Nettoyage et dépoussiérage des céréales, à raison de 200 à 250 tonnes par heure.
7° Séchage des grains, à raison de 80 à 100 tonnes par heure.
L'emplacement de l'élévateur a été fixé au centre de la partie du port spécialement réservée à l'exportation; et la disposition d'ensemble de cette installation a été étudiée de manière à permettre toujours un accès facile et direct des wagons apportant les céréales, sans nuire en rien au service d'embarquement des grains et au mouvement général du port. Dans cet ordre d'idées, on a placé le bâtiment principal, comprenant les silos et les élévateurs, à une distance d'environ 100 mètres du quai. Ce bâtiment offre, sur sa grande façade opposée au quai, une installation pour la réception mécanique des céréales arrivant par voie ferrée, tandis que le milieu de la façade regardant la rivière est, au contraire, relié directement avec le quai. Cette communication es! assurée par une passerelle transversale aboutissant à un bâtiment annexe, place au centre d'une passerelle d'embarquement d'environ 250 mètres de longueur, établie directement en bordure du quai.
D'une façon générale, toutes les manutentions sont faites mécaniquement, soit par bandes porteuses, lorsqu'il s'agit de transports horizontaux, soit par élévateurs à godets pour les transports en hauteur. Le pesage peut s'effectuer automatiquement au haut du bâtiment principal, à la réception des céréales et avant leur mise en silos, ou bien, dans le bâtiment annexe du quai, lors de leur expédition par navire, ou bien encore, à la partie inférieure des silos pour l'expédition en sacs et par wagons.
Tous les appareils de l'élévateur sont actionnés par des moteurs électriques
Nous allons donner d'abord une description des bâtiments et du mode de construction qui a été adopté, puis, nous donnerons quelques détails sur l'installation mécanique, en suivant l'ordre du programme des opérations à réaliser.
Dispositions des bâtiments de V élévateur, mode de construction. — Le bâtiment principal de l'élévateur est divisé en trois parties : à droite et à gauche les silos pour l'emmagasinage des céréales, au centre, le pavillon renfermant tout le mécanisme des manutentions, les appareils d'élévation, de pesage de nettoyage et de séchage.
Les dimensions de ce bâtiment sont approximativement les suivantes :
Longueur 92 mètres.
Largeur 23 —
Hauteur des ailes réservées aux silos 30 —
Hauteur de la partie centrale du bâtiment . . 40 —
Les dimensions des silos sont : 3m,86 sur 3m,86 pour une hauteur de I6m,50, ce qui représente pour chaque compartiment un volume d'environ 2o0 mètres cubes.
Chaque aile du bâtiment comportant 60 silos, cela correspond comme capacité totale, pour les 120 silos, à 30000 mètres cubes.
Le fond des silos est surélevé de 5 mètres au-dessus du plancher intérieur du bâtiment, afin de faciliter les opérations de vidange des silos, et le niveau de cette aire est établi à hauteur de la plate-forme des wagons, de manière à constituer latéralement un quai d'embarquement.
Le pavillon central comporte 7 étages, dont les hauteurs inégales sont appropriées à l'encombrement des appareils qu'ils contiennent.
Le mode de construction adopté pour le bâtiment principal de l'élévateur, consiste en une combinaison judicieuse de l'emploi simultané ou séparé de la maçonnerie, du béton armé ou de charpentes métalliques, de manière à avoir des constructions très solides, relativement légères et autant que possible à l'abri des incendies.
Les fondations sont constituées par un radier général en béton armé de 1"',20 d'épaisseur maxima, qui règne sur toute la surface du bâtiment des silos de manière à bien répartir les charges et ne pas dépasser sur le sol une pression d'environ 2 kilogrammes et demi par centimètre carré.
Les silos reposent sur ce radier par l'intermédiaire de fortes colonnes métalliques et de murs en maçonnerie, tous bien reliés ensemble, à leur partie supérieure, au moyen d'un poutrage en gros fers profilés. Les parois verticales des silos sont en béton armé et leur partie inférieure es-t fermée par une trémie métallique.
La charpente supérieure de l'élévateur est entièrement en fer et la couverture ainsi qu'une partie des parois latérales sont en tôles ondulées galvanisées.
Extérieurement au bâtiment principal et le long de toute sa façade opposée à la rivière régnent deux grands caniveaux ou tunnels d'environ 3 mètres de largeur sur 2 mètres de hauteur. Ces tunnels comportent des bandes porteuses sur lesquelles par l'intermédiaire de trémies on déverse tous les grains arrivant par wagons. Cette installation de réception est couverte par une charpente légère, en fer et tôles ondulées, ce qui permet d'assurer les opérations par temps de pluie,
La passerelle de communication entre l'élévateur et le quai a environ 100 mètres de longueur et elle aboutit à la partie supérieure du bâtiment annexe du quai. Cette passerelle est disposée pour recevoir 2 bandes porteuses, ce qui a permis de réduire ses dimensions à environ 4 mètres de largeur sur 2 mètres de hauteur. Elle constitue, en réalité, une sorte de tunnel en tôles ondulées dont la charpente principale est formée de poutres métalliques reposant sur des palées en fer espacées de 16 mètres les unes des autres. Le bâtiment annexe du quai est construit d'une manière analogue en pan de fer recouvert en tôles galvanisées et les planchers en madriers s'appuient sur des solives en fer. Ce bâtiment a plusieurs étages pour les appareils de réception r de pesage, d'ensachage et d'expédition.
Des deux côtés du bâtiment du quai aboutissent en outre deux passerelles métalliques régnant le long des quais et permettant le chargement direct des grains dans les navires sur 256 mètres de longueur.
]\ous allons maintenant passer en revue les opérations qui peuvent selï'ectuer dans l'élévateur, en indiquant sommairement la disposition générale des appareils employés à cet effet.
Réception par voie ferrée. — La réception des grains arrivant par voie ferrée se fera du côté du bâtiment principal opposé à la rivière et qui se trouve le plus rapproché des voies de garage et de triage. Cette disposition a ainsi l'avantage de permettre le développement ultérieur de cette installation, sans gêner en rien le mouvement général des quais.
La réception a été prévue pour des arrivages de grains en sacs, comme cela se pratique actuellement au Rosario et aussi pour des arrivages par wagons silos; les voies de réception sont en outre disposées pour recevoir des wagons à la grande voie (lm,676) et des wagons à la voie étroite (1 mètre). On a également prévu la réception de quatre sortes de grains à la fois.
A cet effet le débarquement des wagons peut se faire sur deux voies parallèles et en quatre points différents. Les céréales désensachées sont versées au moyen de couloirs mobiles dans des trémies métalliques placées entre les rails, juste au-dessus des bandes porteuses.
Ces bandes porteuses, disposées dans des galeries souterraines le long du bâtiment transportent les grains vers le centre de l'élévateur. Là, elles se déversent sur d'autres bandes transversales aboutissant à l'intérieur du bâtiment aux pieds mêmes des chaînes à godets.
L'installation comprend: quatre bandes porteuses parallèles au bâtiment, dont deux de chaque côté du pavillon central. Chacune de ces bandes a une puissance de transport de 12o tonnes par heure, soit en totalité oOO tonnes, et chacune des bandes réceptrices peut se déverser à volonté sur deux bandes transversales, afin d'éviter tout arrêt par suite d'un accident à une bande ou à une chaîne à godets. Les grains sont ainsi amenés à la base de quatre chaînes à godets d'une puissance pratique de 125 tonnes à l'heure par appareil, puis élevés à l'étage supérieur du bâtiment, où ils sont pesés et dirigés à droite ou à gauche dans les silos au moyen d'autres bandes porteuses régnant audessus deux. Pour simplifier la construction, les élévateurs de 12o tonnes, qui doivent élever les grains à près de 40 mètres de hauteur, ont été coupés vers le milieu, de manière à former un relais intermédiaire, ils sont ainsi constitués, en réalité, par 8 chaînes distinctes.
Les grains peuvent aussi être expédiés directement au quai, et, dans ce cas, leur pesage a lieu dans le bâtiment annexe du quai.
L'opération du pesage est assurée par des bascules automatiques au nombre de quatre. Ces balances sont placées dans la partie supérieure du pavillon central entre de grands réservoirs qui assurent un débit continu. A titre de précaution, en cas d'immobilisation d'un appareil et aussi afin de pouvoir envoyer les grains d'un élévateur dans n'importe quel silo, les couloirs de déversement sont croisés et communiquent entre eux.
Réception par le fleuve. — On a prévu que les céréales arrivant par la voie fluviale pourront être débarquées mécaniquement, soit des chalands, soit des vapeurs, à raison de o0 tonnes par heure.
L'appareil employé à cet effet se compose d'une chaîne à godets dont l'armature est suspendue à un balancier, pivotant sur un axe installé contre le bâtiment du quai. Cet appareil est muni d'un tuyau télescopique qui suit automatiquement ses déplacements et permet de conduire les céréales au pied d'un élévateur \ixa de même puissance.
Coupe du quai.