CONCLUSIONS
Les luxations du coude qui sont les plus faciles à réduire quand elles sont récentes sont de toutes les plus facilement irréductibles.
Ce n’est pas le temps que l’on doit considérer comme facteur d’irréductibilité, mais bien l’état anatomique de l’articulation etles désordresapportés parle traumatisme qui à amené la luxation.
Le traitement des luxations anciennes et irréductibles est unique. Il consiste dans la résection partielle ou totale, suivant les cas, des extrémités luxées. Il est le seul qui puisse rendre au membre le bénéfice de tout travail utilitaire. Il est sans danger, et à cette époque d’asepsie et d’antisepsie à outrance ilne présente aucun des inconvénients qu’on lui a reproché.
Chez l'enfant, quand la luxation n’est compliquée ni d’arra-
chements ligamenteux ni de fractures apophysaires, on peut :
espérer avec la mobilisation méthodique et précoce aidée du massage, arriver à un résultat fonctionnel suffisant. Il n’en est pas de même si l’ankylose s’est déjà établie et si larticulation a souffert, ce qui malheureusement est le cas le plus fréquent à la suite d’un traitement aussi inefficace que maladroit, pratiqué par les rebouteurs. On devra alors réséquer et le faire largement.
Chez l'adulte on devra tenir compte qu'une mobilité de
20 à 25° est suffisante pour permettre un usage réel des mem- :
bres. Le massage et la mobilisation permettront d'obtenir des
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NT ES mouvements encore plus étendus. Dès que tout travail utilitaire n'est plus possible ou que le membre est douloureux, la résection s'impose.
Elle sera moins large que chez l'enfant mais assez étendue.
La résection est supérieure aux autres modes de iraitement :
1° À la fracture de l'olécrane qui donne peu de force et des mouvements très restreints. |
?* À l’arthrotomie avec remise en place des extrémités luxées, quin'a donné que de médiocres résuliats et qui est presque abandonnée. |
La supériorité de larésection n’est pas douteuse. Seule elle donne mobilité et solidité. |
L'incision sera postérieure et médiane. Elle donne facilité et sécurité ; elle met le nerf cubital à l'abri, elle permet de dénuder avec la même aisance, l’uneet l’autre éminence latérale. Elle ne sacrifie pas la moindre continuité tendineuse et a cet avantage sur les autres méthodes qui sectionnent le triceps en long ou en travers. Elle est la meilleure parce qu'elle est simple, elle est simple parce qu’elle est unique.
Les os seront sciés à la scie à lame mobile, on donnera une forme semi -lunaire à la surface de section pour aider à la formation de la néarthrose.
L'hémostase assurée, et les sutures soigneusement faites, la plaie sera drainée, puis pansée à la gaze iodoformée et à la ouate antiseptique.
On fera l’enveloppement ouaté de tout le membre depuis le poignet jusqu’à l’aisselle, et on immobilisera en extension dans une gouttière plâtrée.
Le massage, loin de l’articulation d’abord, la mobilisation précoce et soutenue assureront l’assouplissement de la néarthrose et un bon résultat définiüf.