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165°. 41 n’y a donc qu'un jeu de 23° à 25c environ; et il n’existe pas de tendance marquée à l’assouplissement : les mouvements et essais de mobilisation sont douloureux, et ces souffrances limitent les tentatives d’amélioratio n par le massage. D’autre part, lès mouvements de pronation et de supination sont impossibles et leur suppléance, imparfaite, se passe dans larticulation de l'épaule.
Opération le 9 février 1903. Incision médiane longitudinale. Résection, d’abord du radius et du cubitus ; puis résection de l'extrémité humérale : la partie excisée a près de cinq centimètres de hauteur. La tête du radius était logée dans une encoche néoformée au-dessus du condyle, en arrière‘ la pointe de l’apophyse coronoïde butait dans la fosse olécrânienne, et d’épaisses bandes fibreuses fixaient les os dans leur position vicieuse, surtout en avant. Drainage. Pansement ouaté, et immobilisation du bras et de l’avant-bras en extension dans une gouttière plâtrée.
L'immobilisation en position d'extension est maintenue dix jours. Puis, mise du membre en flexion et, chaque jour, mobilisation” et massage. Le malade sort le 12 avril 1908. A ce moment, le résultat est parfait: l’extension spontanée est absolument complète; la flexion spontanée est assez accentuée pour permettre aux bouts des doigts de toucher l'épaule correspondante. |
Nous revoyons l'opéré un an plus tard. La flexion et l'extension sont complètes. Le racourcissement du membre est fort peu apparent, et le coude ne présente presque pas de déformation.
La force du membre est suffisante, le sujet porte à bras tendu 1 kil. 500, à flexion à angle droit 2 kil. 500. en extension le bras en bas 10 kilos, en extension le bras en haut 2 kilos seulement.
100 ie La pronation et la supination sont normales.
ments de latéralité n'existent pas.
Observation 11
(Salle Delpech, N° 17)
Crebassa Antoine, bâtelier, trente-neuf ans. Luxation ancienne irréductible en dedans et en dehors du coude droit.
Le ?5 juillet chute d’une hauteur de 2? mètres. Le talon de la main porte sur le sol, le bras étant en extension. Après sa chute le malade va trouver un rhabilleur à Conginiez, qui, après examen puret simple, fixe rendez-vous au lendemain. Au jour dit, il fait pratiquer des tractions forcées par quatre hommes et fait des frictions à l'huile de pied de bœuf.
Le sujet se présente à l'hôpital dans le service de M. le pro'esseur Forgue, en fin novembre 1903, c’est-à-dire quatre mois après l'accident, avec le bras en flexion à angle obtus. L'extension active et passive ne dépasse pas 160° ; en flexion, l’avant-bras reste dans une position d’angle obtus à 130° environ. Demi-pronation et demi-supination. Les mouvements sont douloureux,
Ce qui frappe à l’inspectien c’est :
1° L’élargissement du pli du coude;
2° La modification du profil du bord interne et du bord externe du membre.
Le bord interne présente une saillie considérable en dedans, au-dessous de laquelle se trouve une encoche, saillie qui répond à l’épitrochlée.
Le bord externe présente une saillie située à un niveau supérieur de la saillie épitrochléenne. Cette saillie répond au
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É — 53 — dépläcement externe de l'extrémité du radius et du cubitus. Au-dessus se trouve une dépression en forme d’encoche.
Sur la face postérieure on constate une saillie considérable sur la ligne médiane et le côté externe. Elle est due au déplacement des extrémités radio-cubitales.
. À la palpation on constate que cette saillie est constituée pour la ligne médiane, par lolécrane et pour la partie externe par une masse où ne se délimite pas bien la tête du radius surmontée par une saillie osseuse irrégulière. Ces deux saillies sont au-dessus de la ligne épicondylo-épitrochléenne. Dans la pôsition d’extension incomplète que le malade ne peut pas dépasser l’ascension de la saillie au-dessus de Îa ligne bi-condylienne est de deux travoirs de doigt. Il est à noter que dans la détermination de cette ligne épicondyloépitrochléenne on ne dispose comme point de repère que de l’épitrochlée, l’épicondyle étant inaccessible et masqué par la masse osseuse ci-dessus indiquée. Le membre n’a point subi d’atrophie musculaire notable. Le malade n’atteint pas la flexion à angle droit.
Le diagnostic posé est le suivant: luxation du coude en arrière et un peu en dehors avec fraction épicondylienne.
La radiographie confirme le diagnostic et nous montre nettement le désordre de l’article. L'épicondyle a éclaté et à été pénétré. Il y a décollement du périoste cubital. De plus, comme la lésion est déjà ancienne, on observe des néoformations osseuses.
L'intervention a lieu le 25 novembre, cinq mois après l’accident. Incision longitudinale médiaire. Décollement du périoste et résection totale des extrémités radio-cubitale et humérale. Suture des muscles, puis de la peau au crin de Florence. Drainage. Pansement à la gaze iodoformée et à la ouate antiseptique. Immobilisation dans l'extension par une
gouttière plâtrée.
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Le premier pansement a lieu après douze jours d'immobilisation. Le 15 décembre, les fils sont enlevés et le membre immobilisé dans une gouttière plâtrée, sous un angle à peu près droit. Cette position est conservée pendant trois jours. Le 18 décembre, on supprime le plâtre, qui est remplacé par un pansement léger. A‘partir de ce moment, le massage et la mobilisation méthodique arrivent peu à peu à développer les mouvements de la néarthrose: un mois après l’opération, l'extension rectiligne est reconquise; dans la flexion, le sujet arrive à toucher du bout de ses doigts son épaule.
Il sort le 31 décembre avec un raccourcissement du bras de ? centimètres et un peu de mobilité latérale.
Observation IIE
G. J., vingt ans. Salle Delpech, n° 26. Entre le 6 décembre 1903.
Il y à cinquante jours, le sujet fait une chute en maniant des tonneaux. Il tombe en se retenant sur le talon de la main, le bras élant en extension. Un tonneau lui roule sur le coude. On ne sait si l’on doit attribuer la luxation au fait de la chute ou au traumatisme occasionné par la fuataille.
Quoiqu'il en soit, l’état actuel est le suivant: Extension incomplète. L’angle équivalent à l'extension supprimée est de 8 à 10° environ. La flexion se fait sous un angle dont l'amplitude varie de 15 à 20°. La supination est à peu près normale. La pronation a une amplitude de 85e.
L'opération a lieu le 8 décembre. L'’incision est médiane et postérieure. La cupule se présente très nette sur une saillie néoformée aux dépens de l’apophyse coronoïde.
La résection est totale. Elle porte sur le radius et le cubi-
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Re à CR , ; — 5 tus dont on résèque pareillement huit centimètres au même niveau. L’humérus est réséqué sur une longueur de 1 cent. 5. Le membre est immobilisé par une gouttière plâtrée et en extension. ; | Le premier pansement a lieu le 23 décembre, après quoi le membre est immobilisé en flexion à 90° dans une nouvelle gouttière plâtrée. | A l'heure actuelle les mouvements pour la mobilisation D sont commencés. Le malade ne souffre pas et
tout porte à croire à une excellente guérison opératoire et à 4 un non moins bon résullat fonctionnel.