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DE LA RÉSISTANCE AU PERCEMENT

mètre D = 0".008, à la vitesse de descente de 16 milliinètres en une minute, il faut un travail moteur égal à

16 { 1^+16 000 XÔiÔO?] =32K38

par seconde.

L'on remarquera que, les termes constants de ces deux formules étant peu dHfférents^ si Ton appliquait la seconde à un gros foret, de 0".045 par exemple, l'on trouverait, pour |1e travail moteur nécessaire à l'avancement de ce foret de 1 millimètre en une minute 'dans du fer.

T = 1*- -}- 16000 X 0.045*= as'^.eo,

c'est-à-dire k peu près le triple de ce qu'exigerait un forel à téton de même diamètre, ce qui justifie bien la préférence exclusive donnée à cette dernière forme dès que le diamètre du trou dépasse quelques millimètres.

888. Percement de la fonte. — On perce habituellement la fonte à sec, parce qu'avec, de l'huile ou de l'eau de savon les copeaux forment promptement une pâte qui gêne le mouvement de l'outil. En opérant sur de la fonte grise douce des fonderies de Dammarie (Meuse), M. Clarinval a obtenu, pour le travail moteurs des forets à teton, des valeurs qui, rapportées à un avancement de 1 millimètre en une minute., peuvent être représentées par la formule

Pour un trou d'un diamètre D=:0".045, le travail moteur correspondant à l'avancement de 1 millimétré en une minute serait . donc

T:=0**.400-t- 2612.24XÔTÏÏ45" = 5K69,

c'est-à-dire à peu près la moitié de celui qu'exige le fer dur, en lubréflant le foret avec de Teau de savon.

Quant au percement avec le foret à langue d'àspîc, M. Clarinval a constaté que, pour cette fonte grise de Dammarie, il exi-

316 ClNQUliHS PARTIE.

geait, à diamètre égal, environ 2.6 fois aatant de travail moteur que le percement avec le foret à teton.

La fonle présente d'ailleurs des variétés d'une grande dureté, et les résultats précédents ne sont relatifs, il faut bien se le rappeler, qu'à une espèce de fofite de mécanique, douce et moyennement résistante à Faction de Toutil. Une seule expérience, que l'auteur a pu faire sur une fonte dure des forges de Frouard, sur la Moselle, l'a porté à conclure que cette fonte offrait au percement une résistance double de celle de la fonte grise, et par conséquent sensiblement égale à celle que présente le fer dur.

Ô89. Percement du bronze. — Des expériences analogues, faites sur le percement du bronze à sec avec le foret à tetOD^ ont fourni à M. Olarinval des résultats qui, rapportés à l'avancement du foret de 1 millimètre en une miuute, peuvent être représentés par la formule

de sorte que, pour un foret de 0",045 de diamètre, ce travail aurait pour valeur :

ou environ les deux tiers de celui qu'exigerait le percement du fer dur.

Pour les petits forets, la vitesse de descente peut atteindre 20 millimètres par minute; mais elle doit être beaucoup moindre pour les gros, et s'abaisse à 5 ou 6 millimètres pour ceux de 0".040 à 0-.045 de diamètre.

890. Percement de l'acier. — L'auteur n!a pas pu jusqu'ici compléter les expériences qu'il avait entreprises sur le percement de Tacier, et le petit nombre d'expériences qu'il a exécutées lui a seulement permis de reconnaître que le travail nécessaire pour le percement de l'acier fondu, en lubréfîant l'outil à l'eau de savon ou à l'huile, est à peu près le même que celui qu'exige le fer forgé.

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