PRODUISANT LA RUPTURE P
kil.
Si, d'après la valeur moyenne de la charge que fournit l'ensemble de ces expériences, on calcule la valeur du coefficient de
rupture G j-, on trouve
« ra
qui diffère assez peu de celle qui a été déduite des expériences
de Mulhouse sur des fontes françaises, surtout si Ton considère que ces dernières ont été exécutées sur des cylindres beaucoup plus gros, et par conséquent, d*un grain moins fin, ce qui peut influer assez notablement sur les résultais.
605. Observation relative aux formules pratiques du N"" ^95. — On remarquera que, dans les formules pratiques du n*» 604, nous avons admis, pour les arbres allégés en fonte*, la valeur
tandis que les expériences sur la rupture par torsion, que nous venons de discuter, nous ont fourni les valeurs suivantes :
Fontes d*£cosse
Pontes du Bouchot, de Rive-de-Gicr et mêlées ..
Fontes diverses, mêlées ou pures, obtenues à
Paris ou dans le Berri
Moyenne générale.
TCt
d'où l'on voit que la valeur moyenne G y- = 22 055 OOOT kilogr.
est égale à plus de 16 fois celle que nous avons adoptée dans les formules pratiques, et que par conséquent ces formules présentent toute sécurité, et conduisent à des dimensions supérieures même à celles qui seraient nécessaires.
006. Cas ou l'on, est obligé de laisser supporter aux SOLIDES UNE TORSION CONSIDÉRABLE. — La limite quc nous avons adoptée, d'après Fobservation des bonnes constructions de machines, pour la torsion que l'on peut laisser prendre aux arbres, n'est relative qu'à ceux des transmissions de mouvement pour lesquelles des déplacements relatifs trop grands aurifient des inconvénients, abstraction faite de la question de résistance.
RéS. DBS M. u. 23
Mais il est des cas où la nature du travail exige, au contraire, que les pièces puissent y être exposées sans danger et sans altération permanente.
Les liges de sonde employées dans les forages des puits sont dans 'cette condition; et comme leur légèreté contribue beaucoup à la facilité des manœuvres, il importe de ne leur donner que les dimensions strictement nécessaires, en s'assujettissant d'une autre part à n'employer que des fers de première qualité.
607. Observations sur la théorie du n" 593. — Il importe de remarquer que les considérations théoriques exposées au n* 595, en ce qui concerne les solides cylindriques à bases circulaires, ne s'appliquent, en général, qu'à celte forme de solides, et ne peuvent être étendues aux sections carrées ou polygonales qu'autant que le solide est très-court et que ses sections sont astreintes à rester planes.
Mais cette conservation de la forme plane des sections peut bien avoir lieu dans certaines circonstances, par exemple dans les prismes que M. Yicat appelle infiniment courts, ou qui sont sollicités à tordre par des forces agissant infiniment proche du plan de leur encastrement dans une matière rigide.
Alors on tirera de l'équation du n"" 616,
ra Mr
la limite à imposer au moment M des forces extàrieures, on bien les dimensions à donner S la pièce, pour que la plus
grande inclinaison y- des hélices sur les normales aux sections
reste dans les limites fournies par l'expérience, pour chaque matière ou chaque cas.
L'on ne devra donc appliquer les relations précédentes aux prismes que sous cette réserve que les seclioos seront assujetties à rester planes.
Dans les cas, au contraire, où cette condition ne sera pas satisfaite, il faudra recourir à une théorie plus conforme aux faits
d'observalion. Mais ces considérations s'éloignent trop du cadre que nous avons dû adopter pour un enseignement élémentaire, pour que nousr puissions les aborder ici, et nous renverrons le lecteur aux recherches sur ce sujet qui seront sans doute bientôt publiées par M. de Saint-Venant, savant ingénieur qui s'occupe d'une nouvelle édition des leçons de M. Navier.