‹ Résistance des matériauxChapitre 14 sur 123 · RIVETS · texte numérisé non relu

RIVETS

Côtés

Fond

Le pont entier, pour les deux lignes, a employé environ 425 000 mètres cubes de maçonnerie, 9 480 000 kilogr. de fer et 2 000 000 kilogr. de fonte.

Tels sont les détails que nous pouvons donner ici sur cette admirable et gigantesque construction; qui fait le plus grand honneur au génie hardi de M. Stephenson, qui l'a conçue, et au talent de Thabile ingénieur, M. Fairbairn, qui, par ses expériences préliminaires, en a déterminé la forme et les dimensions principales.

409. Expériences sur la résistance transversale d'une POUTRE EN TÔLE DE FER. — L'expériencc suivante, faite sur une échelle considérable, est due à M. Brunel fils, célèbre ingénieur anglais.

Une poutre en tôle, dont les figures 1 et 2 (pi. V) indiquent la disposition, ayant 66?' = 20". 13 de portée [entre les appuis, 10f'=3"».05 de hauteur totale au milieu, et 6pî = l".830 aux bouts, a été construite pour cette expérience.

La tôle du sommet était légèrement recourbée, pour offrir plus de résistance à la compression. L'aire de chacune des sec-

lions triangulaires, que Ton peut regarder comme formant les nervures du sommet et du bas, était de 25p° •ï = 0'»"ï.016125.

La partie verticale intermédiaire entre le sommet et le bas était formée d'une simple plaque de tôle de J de pouce = 0". 00 63 d'épaisseur. De trois en trois plaques, il n'y en avait qu'une qui s'étendît sur toute la hauteur, de sorte que cette partie n'avait ailleurs que 7?^ = 2". 135 de hauteur.

Celte partie mente du profil était renforcée par deux plaques formant nervures, placées à 25p* = 4".575 de distance vers le milieu de la poulre, et de la même épaisseur que celles du sommet et du fond. Deux nervures semblables existaient aussi aux extrémités.

Les plaques verticales étaient assemblées à recouvrement; les plaques horizontales du fond étaient réunies par des bandes de couverture avec deux rangs de rivets de l de pouce ou 0"".019 de diamètre, disposés en quinconce.

Les résultats des expériences sont reproduits dans le tableau suivant :

CHARGES

FLEXIONS

OBSERVATIONS

* Jusqu'à cette charge la poutre n'a-

vait élé chargée que sur un seul côté.

** Charges égales de chaque côté.

*** Les plaques verticales ont com-

mencé à se plisser à partir du tiers de la

longueur de la poutre et successivement

vers sou milieu.

****^ A cette charge, il y a eu déchi-

rement d'un joint du fond et le sommet s'est plissé par refoulement ; aucune autre partie de la poutre n'a élé dégradée.

APPLICATIONS ET RÉSULTATS d'eXPÉRIENCES. 45-

Le poids de la poutre, esUmé d'après ses dimensions, était d'environ 7500 kilogr., dont les |, ou 4687 kilogr., doivent être ajoutés à la valeur de la charge dans l'examen des flexions.

Il est probable que si les rivures avaient été mieux faites, cette pièce aurait porté une plus forte charge.

La représentation graphique des résultats , en prenant les charges pour abscisses et les flexions pour ordonnées, fait voir que, jusque vers la charge de 101565 kilogr., non compris le poids propre du solide, les flexions sont restées proportionnelles aux charges, c'est-à-dire tant qu'elles n'ont pas dépassé 0".0159, ou 127^ de la portée.

La figure 4 (pi. V) est une réduction du tracé effectué, à une échelle plus grande, avec les données du tableau précédent.

410. Données pour le calcul du coefficient d'élasticité. — L'aire des deux parties triangulaires du sommet et du fond est, pour chacune,

En la considérant comme réunie au centre de gravité du triangle, ce qui est suffisamment exact à cause de la grande hauteur de la pièce, le moment d'inertie du sommet et celui de la base, par rapport à la ligne des fibres invariables, qui passe ici au milieu de la hauteur totale, est, pour chacun d'eux,

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