‹ Résistance des matériauxChapitre 24 sur 123 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

kil.

par

MÈTRE CARRë.

kil.

Les briques creuses pesant le même poids que les globes de 0".13^ur 0".17, le poids du bourdis doit être à peu près le même que pour le premier cas indiqué ci-dessus.

L'on voit donc que l'on peut admettre qu'un hourdîs bien fait en poterie ne pèsera pas plus de 150 kilogr. par mètre carré.

L'on remarquera de plus que les bourdis en poterie employés avec tes fers à double T se faisant en forme de voûte , Ton est dispensé de l'emploi des petits fers , dont le poids s'élève toujours à 4 ou 5 kilogr. par mèti-e carré de surface de plancher.

455. Conclusions générales de ces expériences. — Il résulte de Tenserable des expériences précédentes que :

P Les formes indiquées par la tbéorie pour les fers à double T, et qui sont celles d'un double T à semelles égales, sont, sous le rapport de larésislance et du bon emploi de la matière, bien préférables à celles des doubles T à semelles inégales , et qu'il importe, pour l'économie et la solidité des constructions, de ne pas s'écarter des indications de la théorie confirmées par tant d'expériences.

2"" Le hourdis en plâtre plein occasionne aux planchers une surcharge énorme, supérieure ou égale à la charge additionnelle qu'ils sont destinés à supporter, et qui n'ajoute rien à leur solidité, parce que l'on ne peut pas compter, même aux faibles charges, sur le surcroît, de résistance que l'on pourrait attribuer aux hourdis le mieux faits; que le seul effet réellement utile de ce hourdis étant de produire la liaison et la solidarité des poutres, l'on doit et Ton peut parvenir à ce résultat en employant des hourdis plus légers, tels que ceux en poterie.

3» La limite qu'il convient d'imposer aux flexions de planchers , ainsi que celle qu'il ne faut pas laisser dépasser aux allongements ou aux raccourcissements des fibres, indiquent que les charges à faire supporter par les planchers ne doivent pas produire des variations proportionnelles de longueur qui atteignent temporairement une valeur supérieure ài' = 0°'.00080, comme le montre le tableau du n" 108, et qu'en général les charges, les dimensions, la portée et l'écartemenl des poutres doivent être calcules de façon que cette variation de longueur n'excède pas i' = 0».00060 pour les charges temporaires, et

i' = 0™. 00040 pour les charges permanentes, ce qui revient à dire que pour les charges temporaires le fer ne doit pas être soumis à un eflbrt de plus de 10 à 11 kilogr. par millimètre carré, et pour les charges permanentes à plus de 6 à 7 kilogr., comme on Ta établi précédemment pour les autres constructions.

4<' Les charges permanentes pour lesquelles il convient de proportionner les planchers, d'après les bases indiquées cidessus, peuvent être fixées ainsi qu'il suit, en y comprenant le* hourdis s'il est nécessaire d'en employer un, et en supposant que son poids soit réduit à 150 kilogr. par mètre carré pour les planchers ordinaires, et à 180 pour les planchers des salles des édifices publics consacrées à des réunions. Pour les magasins sans hourdis, on comptera 50 kilogr. par mèlre carré pour le poids du plancher et du plafond , et pour les magasins destinés aux marchandises lourdes , on estimera le poids du plancher i 100 kilogr. par mètre carré.

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