‹ Résistance des matériauxChapitre 29 sur 123 · X0.0OO · texte numérisé non relu

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ce qui se rapproche beaucoup du résultat de Tancienne règle des charpentiers, rapportée au n° 512.

L'on voit par cette comparaison que les poutres en fer méplat prendraient un peu plus de flexion sous les mêmes charges que les fers à double T. Quant aux poutres en bois, elles fléchiraient moins que les poutres en fer à double T , et elles semblent dès lors proportionnées d'une manière convenable eu égard & l'altérabilité du bois.

Enfin, il faut aussi se rappeler que beaucoup de fers de trèsbonne qualité ne fournissent pas toujours, pour le co^ci^it d'élasticité, une valeur égale à 20000 000 000 kilogr., et subiraient des flexions un peu plas fortes que celles que l'on vient de trouver.

Il résulte de celte comparaison que les trois systèmes de poutres, dont on a donné les dimensions dans le tableau précédent^ paraissent proportionnés pour donner des flexions admissibles dans la pratique, mais qu'il ne tîonvieTidrait guère de dépasser.

96 quatrièxb partie.

447. Comparaison des prix des planchers proportionnés d'après les règles précédentes. — Poar donner une idée des prix comparatifs des diOërentes poutres employées pour les planchers, nous choisirons pour exemple celles qui conviendraient pour un grand salon de 7 mètres de portée.

Le tableau du n"* 438 nous donne les poids suiyants :

Poutres à double T écartées de 0".60, Pg.

Poids du mètre courant, 40 kilogr. .

Le prix moyen de ces fers étant de 31'.60 les 100 kilogr. rendus dans Paris, celui du mètre courant de poutre sera

40X0'.316=12'.64, et par mètre carré de surface de plancher.

Poutre en fer rectangulaire,

Poids du mètre courant, 63^.2.

Lo prix étant de 28 fr. les lOO kilogr., celui du mètre courant serait de

et par mètre carré de superficie.

Poutre en bois de sapin :

cube par mètre courant, 0»-«.0447,

Le prix da mètre cabe de sapin éqoarri est d^eamon 75 fr. Il en coûterait donc par mètre courant de poutre

OU, par mètre carré de superficie,

o.eo

Mais il faut remarquer que les planchers en bois exigent des ferrures et des dispositions particulières pour les passages des tuyaux de cheminée» etc. , ce qui en augmente notablement le prix.

448. Des proportions convenables pour les fers à double T. — Malgré tout le soin apporté à la fabrication des fers à double T, il est difdcile d'éviter qu'ils ne soient un peu gauchis dans le refroidissement, et il en résulte que souvent ils reposent sur leurs appuis par le bord de l'une des semelles inférieures, tandis que la charge peut porter sur le bord du côté opposé de la semelle supérieure. Le fer est ainsi exposé à un effort de déversement dont le bras de levier est d'autant plus grand que la largeur a des semelles est plus considérable par rapport à la hauteur &, et auquel ce fer oppose une résistance d'autant moindre que l'épaisseur e du corps est plus faible par rapport à cette même hauteur.

Il importe donc de limiter les valeurs des rapports t et -^^

et il me semble prudent de leur assigner des limites qui ne soient pas, pour le premier, au-dessus de

et pour le second, au-dessous de

Tous les tableaux précédents ont d'ailleurs été calculés sur les fers à double T des usines d'Ars-sur-Moselle, de Montataire et de

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la Providence, qui febrîqnent des fers à semelles égales, ce qui, d'après toutes les expériences que nous avons relatées, semble la disposition la plus convenable pour l'uniformité de résistance.

449. Des poutres accouplées. — L'on emploie souvent, pour soutenir des planchers d'une grande étendue ou des parties de. façades de maison, de grosses poutres en fer réunies en nombre suffisant. Dans le premier cas, ces poutres, placées du mor de face au mur de fond, reçoivent, par assemblage ou par superposition , les petites poutres sur lesquelles repose le pland^er ; dans le second , elles supportent la maçonnerie élevée au-des-sus. Dans l'un comme dans l'autre cas, la charge est uniformément répartie sur leur longueur et, bien qu'elles soient engagées dans la maçonnerie, la prudence ne permet guère de les considérer comme encastrées par leurs extrémités, parce qu'une économie mal entendue engage les constructeurs à ne pas leur donner assez de longueur pour que la charge supportée par leurs extrémités les maintienne horizontales au - dessus des points d'appui.

Afin de constater la charge qu'il convient de faire supporter à de semblables poutres, j*ai fait faire au Conservatoire quelques expériences spéciales que je crois utile de faire connaître.

430. Expériences sur des poutres à double T accouplées. — La première poutre de ce genre, qui a été essayée, élait destinée à être employée dans la construction du bâtiment des bureaux d'administration du Conservatoire des arts et métiers. Les fers qui la composent sont des fers à double T de Fusine de la Providence, de hauteur & = 0".26 et d'épaisseur ei = 0".015 au corps. Les semelles sont égales et ont une largeur a=0™.065 ; une nervure, qui existe au milieu de la hauteur, a 0".055 delargeur totale.

Ces pièces ont 7 mètres de longueur;

Le poids de l'une est de :. . . . 291^'^

Le poids de l'autre est de 282

Le poids moyen est donc de. . . » 286*^.50

Ce qui porte le poids du mètre courant h. 40^'^ ^3.

Eiks sont réoiàes extérleupemesil pair aept colliers en fer jaaéplat de Q-.008 sur O'-.O&O, et nminlenues écartées par autant de croisillons doubles en fer de û".025 de côté^conteaus par le serrage des. colliers extérieurs.

Le poids des sept armatures est de 49 kilogr.

La portée sous laquelle la poutre acco«plée a été expérimentée était 2G = 6".80. La charge a été uniformément répartie suc la longueur, excepté sur une longueur de 0"».20 du milieu, ce qui a peu d'influence sur les résultats.

Le tableau suivant contient les résultats des expériences.

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