diamètre
des corps 0.092
A Vaide des données précédentes et des formules
i' = |g et Ei' = |^
il devient facile de calculer rallongement proportionnel maximum, et rcffort correspondant que peuvent subir, dans les
épreuves y les fibres des faces inférieures de Tessieu, quand elles atteignent la plaque de fonte qui limite la flexion. L'on forme ainsi le tableau suivant, qui permet d'apprécier l'énergie des épreuves.
TABLEAU DES ALLONGEMENTS ET DES EFFORTS MAXIMUM SUPPORTES PAR LES FIBRES INFÉRIEURES DES ESSIEUX DE l' ARTILLERIE DANS LES ÉPREUVES.
2 bi$.
ibis.
ÂlloDgements proporiionnelfl r . . . .
Valeurs de E fournies par le tracé.
kil.
ki].
kil.
kil.
iOOOO
kil.
kil.
kil.
Valeur de l'effort El'
' 461.' Conséquences du tableau précédent. — Les résultats ci-dessus montrent que les épreuves que Ton fait subir aux essieux obligent les fibres de la partie convexe à subir des allongements excessifs qui dépassent de beaucoup les limites de l'élasticité, et qui ont des valeurs telles qu'il n'y a que des fers très-doux et très-ductiles qui puissent les supporter.
Mais comme la résistance à l'allongement décroît de plus en plus rapidement, à mesure que cet allongement a dépassé davantage la limite de l'élasticité, il s'ensuit aussi, comme le montre ce tableau , qu'à de plus grands allongements ne correspondent pas toujours les plus grands efforts de résistance des fibres.
Il est même remarquable que les valeurs de l'effort supporté par les fibres qui ont subi le plus grand allongement, soient presque identiquement les mêmes pour tous les numéros d'essieux, sauf pour les n<>» 4 et 5, où elles sont un peu plus faibles, malgré la plus grande extension des fibres, et pour le n° 6, pour lequel l'effort paraît être le plus considérable.
Dans aucun cas cette valeur de l'effort supporté par les fibres extérieures les plus allongées n'atteint la limite de la résistance
à la rupture qui, pour les fers ductiles, est d'environ 35 à 40 kilogr. par millimètre carré.
Ces résultats expliquent comment dans ces épreuves, pourvu que le fer ait la ductilité nécessaire pour se prêter aux allon* gements qu'il doit subir, il ne se produit presque jamais de rupture.
462. De l'effort supporté par les fibres situées A l'intérieur. — Les allongements éprouvés par les fibres placées audessous de la couche dés fibres invariables étant proportionnels à leur distance à cette couche , il est assez curieux de calculer l'efl'ort auquel elles sont soumises , en tenant encore compte de la variation du coefficient E. Le tracé nous en fournit aussi les moyens.
Ainsi, en recherchant l'effort auquel sont soumises les fibres placées au milieu de la distance qui sépare la couche des fibres invariables de la surface inférieure, ce qui revient à remplacer
dans la formule h par -, et en prenant la valeur de £ corres-
pondante à l'allongement de ces fibres, l'on trouve les résultats suivants :