EïiPLOI DE FERS BIÉPLATS d'UN ÉCHANTILLON DONNÉ
Dans des localités où Ton ne peut se procurer facilement du fer à double T et où les fers méplats coûteraient meilleur marché, Ton peut, à l'aide d'un seul échantillon de ces derniers fers, satisfaire aussi à plusieurs cas de la pratique. Si, par exemple, Ton veut employer le fer plat pour lequel
ô = 0*,15 et a = 0",03,
qui se trouve assez facilement dans le commerce, on aura pour ce fer
et la formule du n*» 581 donnera pour les couvertxu'es en toiles plate»
L'on trouve aussi pour des demi-portées
C' = 6- 7» 8- 9* 10- la» 15% pour les écartements
e=7-,36 6",52 4'»,I4 3'»,27 a-jôS 1»,84 1",I8.
Les deux premiers écartements des fermes sont trop grands et conduiraient à des pannes trop dispendieuses, mais les suivants sont admissibles, et l'on voit, par cet exemple, comment l'on peut, ajteeun même échantillon de fer^constrinre des fermes de différentes portées.
On procéderait d'ailleurs de mênae poiir tout autre échantilloh de iér, él l'on voit, par ces ex^iples^ qu'avec uu assbrliinent
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peu varié de fers il est possible de satisfaire à presque tous les cas qui peuvent se présenter.
564. 'Remarque sur l'emploi comparatif des fers plats et DES FERS A DOUBLE T. — Lcs tablcatix des n** M7 et 557 mettent en évidence Téconomie de matière que présente l'emploi des fers à double T comparé à celui du fer plat, et comme la différence du prix de ces fers tend à diminuer de plus en plus sur les grands marchés, la préférence qu'il convient d'accorder aux fers à double T ne saurait être douteuse. Cependant, dans certaines localités éloignées des forges qui produisent ces fers, les conditions de prix peuvent conduire à préférer Jcs fers plats.
Ces derniers sont d'ailleurs les seuls que Ton puisse employer pour les pethes portées, attendu que les modèles de fers à double T fabriqués jusqu'ici sont plus forts qu'il n'est nécessaire pour les cas semblables.
565. Arbalétriers composés en fer plat. — Si la portée 2C' el l'écartement e des fermes sont tellement grands que la valeur trouvée pour la hauteur b à donner aux arbalétriers en fer plat, dépasse les dimensions usuelles ou conduise à des poids trop considérables, Ton pourra employer des arbalétriers comî)osés en fer plat, et parmi les dispositions simples à adopter nous indiquerons la suivante :
On formera avec deux barres de feif^ plat un ari>alétrier composé en les réunissant par une armature de pièces alternativement perpendiculaires et inclinées à 45*» sur la longueur de ces arbalétriers, comme l'indique la figure]
yi. JJ
Les barres parallèles seront écartées d'une quantité 6' égale au double de leur hauteur bu de sorte que la hauteur totale 6 de l'arbalétrier composé sera 5 = 26' == 46i.
D'après cela, en considérant les p'ièces transversales comme uniquement destinée^s à rdier et à tenr écartées les barres pa-
rallëles et ne tenant compte que de celles-ci dans le calcul du moment d'inertie, l'on aura
OU, en faisant comme précédemment, a = ^^i
L'on égalera ensuite cette expression à celle du moment de là charge divisé par le coefficient R, en attribuant à ce coefficient la valeur convenable pour les matériaux employés, et aux quantités pG et G' celles qui sont relatives aux données de la question. L'on aura ainsi la relation .
pour les fermes à une contre-fiche^ et
pour les fermes à trois contre-fiches, et Ton en déduira, selon les cas, la valeur de la hauteur bi du fer à employer en donnant à la poutre les proportions indiquées plus haut.
Exemple, — S'il s'agissait par exemple 'd'une ferme déportée 2G = ao" supportant une couverture en tuiles plates* pour laquelle on aurait (n° 459} jpG = 163 G'e.
L'on a vu qu'en supposant
R = 6 000 OOO^a, la formule des fermes à trois contre- fiches est alors
de sorte que pour la poutre composée des proportion^ indiquées ci-dessus l'on aura •