OBSERVATION II
(5 mois)
R...— Bloc de condensation de la base droite, chez une malade en état de grossesse. Phrénicectomie. Pas d’évolution après l’accouchement. La C. V. abaissée à 1.100 cc., se comprend par l’élévation importante du diaphragme, L'opération est efficace.
La C. V. est plus modifiée parfois que par de petits pneumothorax électifs du sommet. Raison nouvelle qui nous montre qu’il faut être conversateur dans le choix d’un traitement. Autant que possible, ne supprimer une région dont l’expansibilité est si importante pour la capacité que lorsque sa fonction physiologique n'existe plus. Quand le diaphragme est fixé, immobilisé, que la lésion est à la base, la phrénicectomie affaisse un territoire inutile et source de danger. Lorsque la lésion est au sommet, pourquoi tenter d’agiï à distance (PARODI) et amputer le poumon d’une partie qui, un jour, peut devenir nécessaire à la vie du malade.
THORACOPLASTIES
Celles des hommes ont été pratiquées d’emblée, sans tentative de pneumothorax, à l’exception d’une seule.
OBSERVATION II (5 mois)
P... — Tuberculose ulcéreuse gauche, peu infectante, peu évolutive; à la suite d’un collapsus médical incomplet, sur une grande caverne du sommet, la radioscopie montre une respiration de suppléance emphysémateuse.
Avant l'opération, la C. V. est de 2.800 cc., au dessous de la normale pour un homme.
Après deux temps de thoracoplastie jusqu’à la septième côte, trois mois se sont écoulés. La C. V. se maintient à 2.000 ce., soit plus des deux tiers du chiffre initial.
Bon état général, non bacillifère.
La C. V. a été aussi diminuée par la maladie que par l’opération. Elle reste environ aux 2/83 de la capacité initiale.
L'amélioration de l’état général, la stabilisation ont permis un fonctionnement beaucoup plus ample du côté opposé. La C. V. est en accord avec la clinique.