‹ Respiration & Collapse Dans La Tuberculose PulmonaireChapitre 18 sur 35 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(5 mois)

C... — Ici, la C. V. contredit la clinique. 2.400 ce., taux qui est assez élevé pour un malade ayant des signes de granulie pulmonaire chaude, laryngite granulique, évoluée, avec spélonque gauche. Le pneumothorax s’avère impossible. Le pronostic est considéré comme fatal, à bref délai. Cependant, on pratique deux temps de thoracoplastie. Dans leur intervalle, la C. V. est à 1.800 cc., puis elle reste, post-opératoire à 1.400 ec. La cure aurique à été poursuivie, concomittament avec succès. Un troisième acte opératoire aurait été envisagé, mais le malade a quitté le sana, en bon état général, non évolutif, non infeetant, non bacil-

lifère. |

Ainsi, la C. V. assez forte au début, aurait atténué avec raison le pronostic clinique. Elle reflétait une maladie moins sévère que la clinique ne le laissait supposer. D'ailleurs, la diminution de la C. V. s’est arrêtée et son taux montre que les deux tiers du poumon continuent à respirer par rapport au volume initial. L'’influence toxique a disparu, les parties affaissées par l’opération ne servent plus. Le côté opposé surtout remplace les régions amputées.

OBSERVATION V (3 mois)

D... — Forme scléro-ulcéreuse rétractile de lobite du sommet droit, bien localisée, évolutive, non infectante. D’emblée, on décide une thoracoplastie devant cette forme fibreuse atrophiante. La C. V. est normale, jusque-là, car la base respire encore largement, emphysème localisé. Après deux temps de thoracoplastie jusqu’à la septième côte, la C. V. reste à 2.800 ce., diminution de moins du tiers. Ainsi, on a réduit à l'impuissance une lésion dangereuse du sommet en respectant une base active au point de vue respiratoire.

OBSERVATION VI (1 mois)

OBSERVATION VII (2 mois) Cheese

Deux malades ayant des lésions ulcéro-fibreuses de la moitié supérieure du poumon gauche, avec grosse spélonque, noyée dans un fibro-thorax rétractile, évolutive, infectante. La C. V. est à 2.000 ce. ; après l’opération, 1.700 cc., pour le n° 6. La diminution est dûe à l’aplatissement d’une partie fibreuse devenue inutile pour la respiration, mais source d'infection nuisible. Cependant, l’état général du malade reste précaire, un bloc congestif du côté opposé lui provoque une poussée grave. La C. V. reste, en effet, assez basse et confirme la poussée opposée.

Le n° 7 a une C. V. diminuée après l’opération, sans signification particulière.

OBSERVATION VIII (4 mois) JA... — Deux blocs seléro-ulcéreux qui paraissent d’étendue

assez peu conséquente du côté gauche, mais très infectants, très évolutifs, suppuration abondante, état général déficient. La C. V.

est à 1.000 ec. (rôle toxique de la maladie et inhibition par un état très anémié). Après deux temps de thoracoplastie, l’affection devient non évolutive, non infectante, l’état général se relève. La C. V. est de 1.400 ce. Elle a augmenté; la disparition de la source bactérémique a toléré l’amélioration de la C. V., malgré l’opération, ou plutôt à cause de l’opération.

Les chiffres que nous venons de rapporter sont généralement inférieurs à ceux de A. Laxpau, B. GLASS, À. PRUSZOZYNSkI. La tuberculose était assez avancée chez nos malades, et les hommes observés présentaient tous des signes d’intoxication alcoolique.

Les sept thoracoplasties suivies chez les femines se répartissent comme nous allons le voir.

Ancienne.

OBSERVATION IX (4 mois)

5... — Thoracoplastie datant d’un an chez une grosse femme obèse, d’état général excellent, mais elle continue à présenter une sorte de « moignonite » (LEURET), c’est-à-dire une dilatation bronchique, avec expectoration abondante du côté opéré, vérifiée par

l’examen lipiodolé. Le hile opposé est chargé. La C. V. est aux environs de 1.000 ce.

Il faut tenir compte dans cette faible capacité, malgré un bon état général, de l’obésité gênante et de la suppuration importante, au niveau du moignon qui ne peut plus se vider, à cause de son immobilité, et de‘son absence d’air. Se souvenir iei, des notions indiquées par BJorKMAN sur la toux et rappelées précédemment.

Une tentative de traitement par vaporisation sous pression n’a pas donné de grands résultats.

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