DIVISIONS
Je puis dire en termes généraux que pour tout ce qui se rattache au pays plat qui contourne la baie de James, mes explorations de cette année confirme les assertions antérieures aux rapports de l'an dernier. Le terrain de ce pays plat quiest utilisable pour la culture ou les
pâturages peut se diviser en trois classes :
La première comprend une zone ayant de trois quarts de mille à trois ou quatre milles de profondeur, sur le côté de la baie de James, laquelle s'étend sans interruption, sauf quelques pointes et quelques roches, de la limite est de la province, telle qu'établie par les arbitres jusqu'à la rivière Ajbany, la limite ouest, soit sur une distance, en suivant la ligne de la côte, de 150 milles au moins. La valeur principale de cette zone existe surtout dans ses beaux pâturages et dans la grande quantité de foin de baissières qu'elle est susceptible de rap- Foin. porter. Quand cette partie du territoire sera ouverte, il est indubitable que l'on pourra y élever une grande quantité de bétail.
Dans la deuxième classe je comprends tous les bas-fonds, les surfaces et les îles de terrain d’alluvion que l'on rencontre de-ci de-là dans les rivières de la région. Ces terrains sont bons, mais ils sont en général plus ou moins inondés au printemps. On y trouve des endroits qui sont assez élevés pour être à l'abri de tout danger, à cette époque, au cas où
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les glaces vi:ndraient à faire blocus et à intercepter les eaux et à les 143—11
Blocus des refouler en amont, ce qui arrive plutôt communément. On en pourrait glaces, toutefois faire de belles prairies soit pour le foin soit pour les pâturages, et ce qu'on pourrait en ensemencer avant que la saison fut trop avancée produirait avantageusement les céréales et les racines qui conviennent au climat La superficie de ce terrain d’alluvion doit tout ensemble former une étendue très considérable, mais les terrains sont si épars que ce n'est que rarement qu'on en peut trouver suffisamment en un seul lopin pour faire un établissement satisfaisant,
La troisieme classe comprend une étroite lisière qui suit la berge de la rivière, quelques fois sur une seule rive mais plus souvent sur les deux. Elle se compose en partie des pentes qui remontent des bords de rivières jusqu'au niveau de la grande plaine qui domine, et en partie de la plaine et du plateau méme. La terre à blé qu'il y a sur les pentes et parfois sur le sommet de la berge me parait graveleuse ou méme sableuse, Ceci, je crois, c'est de l’alluvion, et a été déposé par les rivivres, dont le lit était autrefois plus de niveau avec la plaine supérieure. Quoi qu'il en soit, le sous-sol, sinon le sol de cette granüe plaine, est presque entièrement de l'argile. Méme aux endroits où il a été trouvé une bonne quantité de sable la tourbe, jusqu'à une profoudeur dans l'intérieur d'un demi-mille à un mille, repose presque toujours,
Sous-sol argi- sur l'argile, Cette argile contient une proportion considérable de sé chaux, et c'est, à proprement parler, une marne. Ilest douteux que cette argile puisse à elle seule constituer un sol meuble ou très fertile, mais si l'on y joint une épaisseur suflisante de terre végétale ou même de tourbe où de cendre de tourbe, on en obtiendrait, je crois, une terre Lisierectroite. a blé bonne, utile et durable. L'excessive étroitesse de cette lisière où zone, qui rarement dépasse un demi mille et mesure parfois pas plus d'un quart de mille, lui enlève beaucoup de sa valeur, Je suis néanmoins d'avis que de très vastes étendues en arrière de cette zone sont fréquemment recouvertes de tourbe d'une épaisseur, soi-disant, variant d'u à six pieds. Or, l'élévation de ces plaines au-dessus des rivières varant de 20 où 30 piecs jusqu'à 100 pieds de hauteur, suffit amplement avec la pente qu'elles présentent généralement dans la direction du nord, au taux de quelque trois pieds du mille, pour permettre d'y
établir en grand et à peu de frais un système superbe et complet de
drainage artificiel.