EDOUARD VII, A
BOIS DEBOUT
Dans ce que l'on a désigné sous l'appellation de pays plat argileux, embrassant tout le premier plateau ou la première plaine ainsi que la plus grande partie du second, la forêt est limitée sur une grande étendue par l'étroite lisière de bonne terre dont on a dit qu'elle s'étend le long des berges et des cours d'eau, et aux rives des lacs. Les couches inferieures d'alluvion, tant le long des rivières que sur les iles, sur les rivivres et dans les lacs, sont en g‘néral bien couvertes de bois debout. C> bois consiste principaleme-t en épinette blanche, tremble, peuplier, épinette rouge et bouleau blanc. De toutes ces essences, c'est l'épinette blanche qui a le plus de valeur, parce que c'est la plus propre à faire de la planche ou du bois de colombage, et c'est ainsi qu'on l'utilise, sous le nom de sapin (ir), à tous les postes de la Compagnie de la Baied'Hudson, sur la baie James. Les plu gros arbres ont environ sept pieds de circonference, imais ce bois est beaucoup moins exempt de défauts, de nœuds, etc., que notre pin blanc ou rouge. Il est et sera toujours d'une grande importance et utilité aux habitants du territoire, et, bien que ne tentant pas encore le fabricant, il pourra prendre sa place sur le marché quand le pays sera ouvert et que les autres bois deviendront rares et chers. Sur le bord supérieur où méridional du second plateau, et aussi sur celui qui constitue le point de partage des eaux il y a eu, dans le passé, une grande quantité de pin blanc et de pin rouge, Au poste connu sous le nom de Flying-Post—poste volant—et dans
son voisinage, j'ai vu du beau pin des deux espèc
», ainsi que de la bonne épinette blanche et rouge. J'ai mesuré quelques-uns des plus gros arbres et leur ai trouvé les dimensions suivantes à trois pieds du sol, savoir : le pin blanc, 8 pieds de circonférence : le pin rouge, 7 pieds ; l'épinette blanche et J'épinette rouge, 6 ieds. Le préposé à ce poste- M. Thomas Moore, m'a dit qu'il se trouvait de l'érable à sucre et du bouleau noir à quelques milles de là, et qu'il y avait vu et mesuré un pin blane ayant deux brasses —soit 12 pieds —de circonférenee.
A mon voyage suivant du poste volant à Matawagamingue, j'ai vu quelques pins blancs (survivants de l'ancienne forêt) dont deux avaient, respectivement, 10 et 12 pieds de circonférence. Je n'ai pas pu savoir au juste combien de pin les feux de forêt ont épargné dans les environs du poste volant, mais je suis convaineu qu'il y en a plus et qu'il y est de meilleure qualité que tout ce que j'aie encore vu du côté nord de la ligne de faite. Quoi qu'il en soit, cependant, ce qui reste de pin est très peu de chose comparé aux foréts que le feu a ruinées, tem} orairement au moins.