‹ Restauration des montagnes, correction des torrents, reboisementChapitre 16 sur 94 · TT 14UU · texte numérisé non relu

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Tcau claire il serait de— - — : 1,4, c'est-à-dire environ deux fois

aussi considérable.

Quand le cours d'eau est à l'état de lave, dont le poids spécifique peut atteindre 1,8, le rapport ^ descend à la valeur

TT

-— =r 0,33, ou le quart du cbiffre convenant au cas de l'eau lim-

loUU

pide. Ceci veut dire que, pour entraîner la même pierre, un courant de lave n'aura besoin que de la moitié de la vitesse qui serait nécessaire à l'eau claire.

Mais là ne se bornent pas les effets désastreux de la viscosité. Lorsqu'un bloc est empâté dans la lave, son poids effectif peut (^tre mis en équilibre par les réactions du liquide visqueux. Nous allons prouver ce fait par un exemple très simple. Considérons une pierre cubique A, de 1 m. de côté, enfoncée de toute sa hauteur dans une lave. L'action qui s'exerce sur une face latérale quelconque est égale au poids d'une colonne liquide de 1 m. de

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base et de 0,o0 de hauteur, c'est-à-dire àjkilogr. ; et la somme

des actions sur les qualre faces est égale à 2r, c'esl-à dire 3000

kilogr. Ces actions donnent lieu à une force de frottement égale à 3600 <p, o étant le coefficient de frottement. Mais le poids effectif du bloc n'est que de 2400 — 1800= 600 kg.; il y aura donc équilibre si Ton a:

3600 <p=600,oubien?=0, 167.

Or le coefficient de frottement de Targile mouillée sur la pierre est égal à 0,34 (fig. 26).

Ce calcul donne l'explication de ce fait très connu et rapporté par la plupart des personnes qui ont assisté à la descente d'une lave, à savoir que de très grosses pierres sont entraînées par cette lave sans toucher le fond du lit et semblent surnager à la surface. On comprend dès lors que rien ne puisse résister à Tentraînement d'une pareille matière, puisque des blocs d'un volume supérieur à 1 me. peuvent rester en équilibre dans la masse pâteuse.

Mais revenons à l'eau

, . /(d — 7r)6/CQS«

claire. L expressiony — — —

peut permettre de calculer la vitesse-limite d'entraînement d'une pierre reposant sur le sol. Si la surface sur laquelle elle est appuyée est rocheuse, le coefficient de frottement sera égal à 0,76. Admettons que la dimension b de cette pierre soit égale à 0,30, et que la pente par mètre soit de 10 p. 0/0 ; la vitesse limite cherchée sera :

Un autre corps qui aura même volume que le précédent sera plus facilement entraîné si sa dimension b est plus petite ; cela résulte de la formule précédente, et c'était évident à priori : un galet plat reposant sur sa partie plate offrira évidemment plus de résistance que s'il était posé de champ. A la limite, si b se réduit à un point, c'est-à-dire si l'on a affaire à un corps spliérique, il faudra une bien faible vitesse pour l'entraîner. Telle est l'influence de la forme da corps.

gî Je ^^ sur le Ut, est plus ou moins en-

f(>i BC lui la résistance à l'en-

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