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Ainsi, dans ce cas particulier, le cours d'eau sera saturé quand il charriera un volume de matériaux à peu près égal à son propre volume.
MA, i%frouillenicntf» et «lépùts. Pente de coiiipensation •u pente-liuiite. — Les articles précédents ne concernent que Taclion de Teau sur les matériaux reposant sur le fond du torrent. C'est en vertu d'une loi semblable que se produit la tendance du courant à attaquer les aspérités de son lit, à le dégrader, à Yaffouiller en un mot.
La puissance A^affouillement ou d'érosion provient de la môme cause que la puissance d'entraînement ; mais il est facile de voir, après ce qui a été dit précédenmient, que ces deux forces varient en raison inverse Tune de Vautre. En effet, tout charriage de matériaux produit un décroissemenl dans la vitesse, et par suite une diminution dans la force d'alfouillemenl.
La tendance à l'érosion ne se produit donc qu'en vertu de la vitesse que Teau conserve après s'être chargée de matériaux, vitesse à peu près égale à la vitesse-limite d'entraînement des cailloux les plus résistants parmi ceux qui sont charriés. Elle est maximum quand les eaux sont claires ; et elle diminue lorsqu'augmente la proportion entre le volume des matières transportées et celui de l'eau qui les entraîne.
L'équation (10) met ce fait parfaitement en évidence ; on voit, à Tinspection seule de cette équation, que la vitesse ti diminue quand la quantité r, augmente.
Les effets de raffouillemenl sont bien différents suivant que la saturation existe ou n'existe pas.
Lorsqu'il y a saturation, et que la force d'entraînement reste constante, l'affouillement ne peut avoir lieu sans qu'il y ait en même temps un dépôt ; et cette proposition s'explique facilement, quelque paradoxale qu'elle semble au premier abord. Car