Exécution des plantations
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J -F. d'Aubuisson de Voisins. — Traité cVhydrauUque à V usage des ingénieurs, Paris, Piton. Levraultet Cie, 81, rue de la Harpe, 1840.
B. de Mont Rond, ingénieur des ponts et chaussées.— Du Rhône et de ses affluents. Paris, Carillan-Gœury et V" Dalmont. 39 et 41, Quai des Augustin^. — Grenoble, Oh. Vellot et Oie, I8i7.
M. Scipion Gras, ingénieur en chef des mines. — Etudes sur les torrents des Alpes. Paris, Victor Dalmont, 49, Quai des Âugustins, 1857.
JL. Mathieu, professeur d'histoire naturelle à TÉcoîe forestière. — Zô reboisement et le regaxonnement des Alpes. Paris, typographie Hennuyer et fils, 7. rue du Boulevard, 1865.
Ph. Breton, ingénieur des ponts et chaussées. — Mémoire sur les barrages de retenue des graviers dans les gorges des torrents. Paris. Dunod, 49, Quai des Augustins, 1867.
Alexandre Surell, ingénieur des ponts et chaussées. — Etude sur les torrents des Hautes-Alpes^ 2<> édition, avec une note par Ernest Cézanne, ingénieur des ponts et chaussées. Paris, Dunod, 49, Quai des Augustins,
M.-Lm Marchand, garde général des forêts. — Les torrents des Alpes et le pdturage. Arbois, Bille Saron, 1872.
Michel Costa de Bastelioa, conservateur des forêts. — Les torrents, leurs lois, leurs causes, leurs effets, moyen de les réprimer et de les utiliser^ leur action météorologique universelle. Paris, Baudry, 15, rue des Saints-Pères, 1874.
Ph. Breton, ingénieur en chef des ponts et chaussées. — Etude d*un système général de défense contre les torrents. Paris. Imprimerie Nationale, 1875.
P. Demontzey, conservateur des forêts. ^ Etude sur les travaux de reboisement et de 'gazonnement des montagnes. Paris, Imprimerie Nationale, 1878.
P. Demontzey, conservateur des forêts. — Traité pratique du reboisement et du gatonnement des montagnes. Paris, J. Rotschild, 13, rue des Saints-Pères, 1882.
Arthur Noël, sous-inspecteur des forêts. — Essai sur les repeuplements artificiels et la restauration des vides et clairières des forêts. Paris, Berger-Levrault et O*, rue des Beaux-Arts, 5, et librairie agricole, 26, rue Jarob, 18ffî.
Ste. Parisel. — Pépinières forestières. Bruxelles, Ad. Mertens. 12, Rue d'Or, 1884.
L. Boppe, professeur de sylviculture à TËcole nationale forestière.— Traité de Sylviculture. Paris, Berger-Levrault et C"*, 5, rue des Beaux'Arts ; même maison à Nancy, 1889.
Les phénonitMies loiTcnticIs se développent partout à la surface de la terre. Après les grands cataclysmes de la formation des montagnes, les agents atmosphériques, et tout particulièrement les eaux incessamment versées sous forme de pluie ou de neige, tendent à rabaissement des sommets et au comblement des dépressions. Les érosions dans les montagnes, les remaniemenfsdesanciensdépôtsdans les vallées, les encombrements des embouchures de fleuves se rencontrent partout; mais en analysant les phénomènes locaux, on reconnaît que des dépôts se forment aussi en des points à altitudes diverses (cônes de déjections), et des érosions endes points bas (dégradations des côtes de la mer, etc.). — En somme, le phénomène torrentiel ne se montre guère dans la simplicité des énoncés de Surell (déblai, équilibre, remblai) ; mais en un certain sens on le trouve partout : partout on rencontre des points où le déblai domine, d'autres où le déblai et le remblai se compensent approximativement, d'autres enfin où le remblai est prépondérant. Le grand succès de l'exposé de Surell est en partie dû à la simplification du tableau qu'il nous a tracé: il a vu dans les Hautes-Alpes des parties qui se dégradaient rapidement; ce sont naturellement celles où les eaux se rassemblent en grandes masses (les bassins de réception) ; il a vu beaucoup plus bas des amoncellements dans la plaine (les cônes de déjections), et entre les deux il a supposé une zone d'équilibre (le canal d'écoulement, nom qui ferait croire qi>e là les eaux passent sans déposer ni prepdre, en emportant avec ellesce qu'elles ont pris dans le bassin de réception). Tout cela est dune
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simplicifo frappanUs ot a cffoctivomcnt frappé tous les esprits; on a vu les clioses, parce qu'on ne s'embarrassait pas (lesdétails qui auraient pu nuire à la clarté de la vision, et il en est résullé une opinion générale, populaire, qui a amené en assez peu d'années les gens de la plaine, c'est-àdire la majorité, à décider Texécution de grands travaux dans les montagnes, fort souvent malgré les montagnards. Nos fon»stiers se sont mis à l'œuvre et ont parfaitement rempli leur office spécial de |)lanteurs; mais ils sont ingénieurs aussi, et n'ont pas perdu de vue que le reboisement n'est qu'une partie de la question. Les travaux autres que le reboisement, aussi nécessaires et d'une application peutêtre plus générale, font le sujet principal de l'ouvrage que nous présentons aux lecteurs de VEnn/rlopèdie des travaiix [mblics.
Avant de donner la parole à l'auteur, insistons sur lagénéralité des phénomènes d'érosion, de transport et de dépot des matières solides soumises à IVlion des eaux. — Quand le célèbre ingénieur Comoy s'e^st occupé du bassin de la Loire, il a constaté que les déblais faits par lesagents atmosphéri<{ues du bassin donnent lieu à des remblais aux points où les graviers atteignent les plaines, mais qu'ils se trouvent alors aux prises avec les agriculteurs, qui oui intérêt à débarrasser l(»s petits cours d'eau des apports tendant à les encombrer, et font des curages qui arrêtent les déjections dans leur jnarclu» vers Taval. La vase échappe seule à l'action de l'homme, en sorte (jue les gens qui voient dans les graviers et les sables de l'Allier et de la Loire les produits de déjections récent(»s des montagnes sont tout Ji fait dans le faux, du moins pour la plus grande partie de ces matières. Qu'il y ait lieu de faire sur quelques points des travaux en montagne, dans le bassin de la Loire, c'(»st fort probable, malgré la nature primitive des roches, mais cela n'a qiw fort peu de rapport avec les grèv(\s (jui voyagcMil dans les grands cours dVaii. Les vallées ont reçu toulcfnis. à des époques géologiques antérieures, des masses de snhie et de gravier, et les rivières