CONSTRUCTION DES OUVIUGES DE DÉFENSE
vers les ailes par deux arcs de cercle symétriques dp el fff. Celte fot'ino a élé adopléc conformi^monl aux iiiilicalioas dunnéos dans l'arlicle 56.
Le volume des eaux qui passe dans ta section du Iiarrag:e pou< vanl ùlre tn>s coDsidét-abk', on a prévu 1 1 aqueducs dont 5 grands d el 6 autres b plus petits situés au-dessus des premiers; ces pertuis soûl g;arnis, sur le paremcal amout du mur, de barres de fer enlrecroiséesetdeslinées à retenir les pierres <ïaus l'atterrissement.
Le radier, entre les murs de revèlemeut K et L, a une largeur de 33 m., c'est-à-dire une fois el demie plus grande que la partie plalo dfàa couronnomenl du barrage, Il est formé d'nnenrocliomeut de gros blocs posés deboul et il est limité en avant par le
I contre-barrage B el latéralement par deux murs verticaux D ; sa
■ turface est horizontale.
Flg. 109 tii».
Le con Ire-barrage {voir fig. 109 bis) est situé à H m. en aval du parement amont du barrage ; le milieu C de son couronnemenl, qui a la même forme que celui du barrage, csl placé à 1 m. en cutitro-bas du grand aqueduc central.
Pour donner plus de solidité à l'ouvrage on a coupé le radier par un mur curviligne E paiallt-le au barrage el au contre-barrage. Il est hùli à rexlrémilê d'un massif de mai^onnerie pleine F qui est le prolongement des fondations du barrage. L'inlervalle •si divisé en 3 compartiments M correspondant aux 5 grands aqueducs a, el limités latéralement par des murs verticaux G parallèles à l'axe du courant. Ces derniers ont leur face supérieure dans le plan même du radier, taudis que le mur Ë est en saillie de Om.60. Les sommets des blocs des compartiments M viennent & la hauteur de ce mur, et retiennent entre eus d'autres blocs mis en travers sur les murs G, qui se trouvent ainsi protégés contre les chocs.
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CtrAPJTRK Ot'INZifeME
L'intervalle compris enlre le mur E ot le contre -barrage divisé en trois compnrlimonts N semblables aux premiers ; sommets dps blocs qui s'y trouvent dépassent un peu le coui uement du contre-barrage tout en restant en contrebas du c ronnement de l'anneau E.
Les fondations du contre-barrage, à l'instar de celles du I rage, sont prolon^ijes suivant un massif plein S recouvert un enrochement T placé dans ime Fouille inclinéo à 45°.
Dans la coostruclioti de cet important radier on a satîsi comme on le voit, k la condition essentielle de brisement d vitesse. En premier lieu la lame d>au qui tombe du couron ment du barrage, n'ayant que 22 m. à la base, vient s'épaot sur une sorte de palier hérissé de 33 m, de largeur. Forcée, second lieu, do reprendre une forme régulière en traversan couronnement du mur E, elle passe, après une faible chute Oin.60, sur un second palier semblable au premier, et par ce tout danger de remous contre le pied du barrage se trouve s primé. Enlin, aprôs avoir traversé Itf cuvette du contre-barr et l'enrochement T. elle reprend la pente du lit avec une vïtl initiale presque nulle.
Il résulte de celle annulation presque complète du vitesse l'cnrochemeul T pourra être difficilement enlevé. Mais s'il l'é k la suite d'une crue excessive, le massif plein S qui se tro au-dessous protégerait le contre-barrage contre raffouillemi Celui-ci fût-il entraîné et avec lui les blocs des compartiment) qu'il serait remplacé dans son rôle de protection, par le mur nulaire E.
Enfin si ce dernier venait à manquer, la solidité du grand I rage ne serait pas encore compromise, car il resterait le nu F pour empêcher l'affouillemenl,
La sécurité de l'ouvrage est donc assurt^e, et s'il se produi quelques avaries, elles seraient facilement réparables.
La description de cet important radier, où se trouvent con nées toutes les règles de l'art, nous dispense d'en don d'autres. Avec une cbuto moins importante ou une largeur nu grande, on pourra soit réduire le nombre des compartime soit supprimer le mur intermédiaire E. Cette construction pi du reste, avec quelques modifications, élrc appliquée à un 1 âge rectiligno.
CONSTRUCTION DES OUVIUGKS DE DKFENSE
"ïs. BnrrAgeH en griidin*- — Consolidation. — Si pour obtenir un redresse nient considérable du lit d'un torrent on se trouvait obligé, par suite do la rareté des emplacemenis, de construire un barrage plus c'ievé encore que celui que nous venons de décrire, on pourrait avoir recours à des barrages en gradins.
La figure 110 représente une disposition adoptée dans le torrent du Faucon {vallée de Barcelonuotle). Le barrage n° 1 n'offre rjen de particulier. Son radier, formé d'uu enrochement de gros LIocs, est maintenu par un contre -barrage construit d'après les mêmes règles que celui du Riou-Bourdoux.
Fig. m.
Une fois que cet ouvrage sera atterri, on en fondera un deuxième sur les dépôts ; les fondations de ce deuxième barrage sc" TOnl prolongées jiisqn'à la paroi d'amont du premier et sur ce massif on placera un enrochemenl de gros blocs dont les som- .mcts viendront îiffleurcr le couroiinomcnl du barrage n" 1.
Pour que ce syslbnio puisse être employé avec avantage, îl faut que les allerrissenieuts ne soiuiit formés qui- de blocs et de pierrailles el no contieiineul ni boues ni matières terreuses.
Retenue. — Pour les barrages de retenue, M. Philippe Breton adopte un systëme analogue (fig. Ht). Le barrage Ayt premier gradin et sou coutrc-banage sont conslrnils à la manière ordinaire.
Le radier est en contrebas du couronnement du mur de garde. Sa longueur, dans le sens du profil en long, doit être calculée par cette considéralion que les eauN, au moment des crues, tombent assez loin du contre-barrage pour pouvoir se relever derrière celui-ci en s'épanouissant, el reprendre ensuite leur cours, après avoir perdu le plus possible de leur agitation.
Le deuxième barrage doit être placé le plus près possible du premier ; l'intervalle qui le sépare de celui-ci ne doit pas dépasser la longueur nécessaire au développement des tourbillons dont le but est de briser la vitesse des eaux. II doit être fondé assez bas pour que son radier soit aussi creus que le premier.
Quant à la hauteur do chaque gradin, elle devra (^tre réglée de façon que l'êtaug formé en avant d'un barrage soit assez long pour qu'un banc de gi'avier poussé par une crue ne puisse pas franchir la crêle de l'ouvrage avant d'avoir rempli le réservoir sur lequel on avait compte'.