‹ Restauration des montagnes, correction des torrents, reboisementChapitre 66 sur 94 · CLAYONNAGES · texte numérisé non relu

CLAYONNAGES

I4A. Clayonnagea à uu «eol parement- — On peut i ger les clayonnages de premier ordre en deux types priucipau] les clayonnages avec moises à l'amont et les clayonnages à Icri grine encastrée.

Clayonnages avec moises à famonl. — Pour exécuter i clByonna«:e avec moises à l'aniotit, nn ouvre d'abord nue fouille dans toute sa longueur, de manière à atteindre le roc ou le sol résistant. Il faut, en effet, clayonnerjusqu'uu terrain dur, afin d'empêcher les eaux de passer sous l'ouvrage, La fouille une fois ouverte, on creune à la barre à raine et on drague les trous destinés a recevoir les piquets; leur diamètre est on moyenne de Om.lS,

CONSTRUCTION f)ES OUVRAGES DE DEFENSE Î67

I , leur profondeur varie de Om.80 à 1 m. Les piquets de mélèze sont placés en terre par lo gros bout préulablenieiil carbonisé sur 1m. 50 de longueur; ou les consolide en chassant k coups de masse, dans les Irous, des pierres rlures faisant office de coins. Quant aux piquets de sault!, ils sont pris dans les branches cou* pées depuis cinq jours au plus ; avant de les mettre en œuvre, il faut en rafraîchir le bout par une section bien nette.

Fig. lia.

Les longrines sont généralement en méll^zo avec un équarrissage de 0m.20 sur 0m.14 ; elles sont plac(^e9 k 0[n.20 au-dessous des tètes des gros piquets et reliées à ces derniers par des crosses en fer forgé de Om.Ot de côté et de 0,23 de longueur. A lm.50 en amont du parement on plante solidement des piquets dépassant le sol de Om.80 au plus {fig;. H2) et reliés avec la longrine centrale par des moises destini5es à maintenir le barrage rectiligne en le prolégi'ant contre la poussée des terres. Ces moises sont enlailli^es au bout qui rencontre les longrines ; elles sont de plus fixées, par une crosse en fer, au piquet qui leur correspond, ainsi qu'au piquet d'altachc.

Les branches de saule destinées au tressage sont fournies par fascines de 3 m. de longueur sur I m. de lour; elles doivent provenir de rejets de 2 à 4 ans coupés depuis moins de S jours. Ce tressage doit être serré fortement. Quand il a Om.30 de hauteur, on établit à l'amont de l'ouvrage un remblai sur lequel on étend un lit de boutures, de Om.80 de longueur, dispo-^ées suivant l'axe du torrent, espacées entre elles de Om.05 â Ora.06, et dépassant deOm.O.I ou Um.Oi le tressage, que l'on continue sur une nouvelle bauleur de Orn.tJO, et ainsi de suite. On linit ainsi par obtenir un remblai en leiiv et pierraille, ayant uue plaie-forme de 1m. 50 à 2 ni. au sommet et en amont un talus cf incliné à 43". Ce remblai est destiné à proléger le clayonnage contre le pre-

«8 CHAPfTnE QUINZIÈME

mier choc des crues, par le brusque ralentissemcat de peale qu'il délormiue; une fois qu'il esl lerminé, on eofonco dans la pluieforme d'autres boutures verlicales.

Au pied de l'ouvrage ou établit un radier dont la tèle esl formée par un petit clayounage saus longriiie, protégé par un petit enrocliemcnt,

Clmjonnages à longrine encastrée. — Ces clayonnages ne se distinguent des précédents qu'en ce que la longrine fixée aux piquets de mélèze est encastrée de Om.HOdans la berge ; les ailes ont une pente de 23 p. 0/0 de chaque côté de l'axe (fig. 113).

Fig. 118.

Ainsi la différence caractéristique des deux types de clayonnages de premier ordre, c'est que les premiers sont soutenus par des piquets muisés k l'ainout, ot les autres par la résistance des berges. — Construits au printemps, ces clayonnages sont atterris à l'automne.

C/ai/otmages de 2' ordre. — Les piquets des clayonnages de deu.\i&ine ordre, qui sont tous en saule, ainsi que je l'ai fait remarquer dans le chapitre XII, sont enfoncés de 1 m. de profondeur dans des trous ouverts ii ta piuce dans l'attorrissemenl ; les trous faits dans les berges sont creusés à la barre à mine. Puis la construction s'achève comme pour les clayonnages de premier ordre, avec ciftto seule dilîérence que les longrines sont supprimées.

Au fur ot à mesure de la construction de ces petits ouvrages nu pave grossi èremiMil, sur une largeur variable selon les

CKNSTIIDCTION DES (II^VHAGES HK IHirE.N.Si; 2U[I

vins, loul l'espace compris enlre tleiix d'entre eux, ainsi que l'intoi'valle laissé entre les clayonnages de premier ordre et les premiers clayonnages de deuxième ordre ; la partie non pavée est garnie de boutures et de brins de feuillus, tels que frênes, ormes, érables, olc.

Il faut toujours laisser éconler un certain temps avant de construire un clavonnagc sur rallerrisscment du précédent, alinque la terre de cet alterrissemcnt ail eu le temps de se bien lasser.

Il arrive quelquefois qu'on n'a pas de saules it sa disposition ponr faire ces barrages en bois. C'est toujours repreltable, et il ne faudrait pas reculer devant la dL'pense d'établissement d'une pépinière pour se procurer celte essence si précieuse dans la construction des barrages en bois.

Quaud on n'a pas suflisaniraonL de brins de saule pour faire tout l'ouvrage avec celle essence, on a recours i tout autre bois en choisissant de préférence ponr les clayonnages les bois tes plus flexibles, tels que le coudrier, et au besoin le sapin et l'dpicéa (lo pin et le mélèze sont cassants et d'un mauvais emploi). Dans ces circonstances il faut encore clierchcr k rendre les barrages vivants. Pour cela, entre les brins du clayonnagc, on place un lit de boutures de saules borizontalemenl, en assez grand nombre, pour avoir plus tard une végétation suffisante.

Enlin si l'on ne peut pas se procurer de saules, on doit cbercher k arriver au même résultat en plantant des arbustes dans les atterrissements formés en arrière des barrages. L'aune sera d'un puissaut secours daus cette circonstance.

SI. ClayonniigeB it deux parcmentS' — Nous avons vu, dans le département des Basses-Alpes, au torrent du Labouret, un grand barrage en bois, qui n'osl autre chose qu'un clayonnagc à deux parements, dont la hauteur a été portée à 2 m. au-dessus du radier. — En raison de celte hauteur, les gros piquets sont reliés par des pièces longitudinales AB et CD qui assurent leur liaison (iig. 1 i i). Les deux parements EF et GH sont réunis par des pièces transversales IK distantes do deux mètres, c'est-àdire placées de deux en deux gros piquets. Chaque pièce transversale est elle-même fixée à un pieu KL placé k t m. en arrière du barrage, pour que l'ensemble de l'ouvrage puisse résister à la poussée des [erres. On a remblayé ensuite l'intervalle des deux lignes et on a planté un grand nombre de boutures formées de gros piquets de saule de Om.OS environ de diamètre.

9t. GUiywonases dn «ysCènae Jennj- — Noos emprm

à rexcellent ouvrage Je M. Marcliand.sur les torrenU desA la description du syslème de dc-fcnse appliqué |>ar le prés Jeonydans le torrent de Nioiler Urnen (canton de Glart»),é nous avons déjà parlé dans le chapitre X.

Au moment de renlicprise des travaux, on reticonlrail i lorrenl de profonds ravinements séparés par des crûtes a avec des berges escarpées absidiiinent nues. .\. cause de lafl deur des pentes, il a était pas possible d'y iaLruduîre 1> v

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