‹ Restauration des montagnes, correction des torrents, reboisementChapitre 87 sur 94 · X IS X · texte numérisé non relu

X IS X

Côté gauche.

me

COHKHCTION D'UN TulUtli.NT COMJ>USK ^53

Nous allons chercher maintenant s'il n'y aurait pas avantage à alterrir artiriciellemcnl le barrage par l'écrétemcnl des berges, sachant que le prix moyen d^ la maçonnerie est de 12 fr., el que le prix d'un mùtro cube de remblai peut èlre évalué à 0,30.

L'épaisseur moyenne du barrage k admettre pour résister à la poussée des terres sera obtenue facilement à l'aide des tablas graphiques n"'4,5 ef6". Les données seront fournies parle quatrième tableau desrenseignomenLsdelapage 336, et par celui de l'arlielc 88 ; d'après ces lableau\,lc poids d'un mètre cube d'alterrissement esl de 1.850 kg., l'angle v du talus naturel des terres est de 36°, et la pente des depuis qui se formeront derrière le barrage est de 0,li7. Or en consiillanl la table graphique n" t, on trouve c = 0,28 pour y = 36" et tg x' = 0,147 ; la fonction Se étant égale à l.fiîJOX 0,28 ^ 518, la table graphique q° 3 montre que le rapport de l'épaisseur moyenne à la hauteur serait 0,217, si le poids d'un mètre cube de maçonnerie était égal Q2,200;et enfin la table graphique n" 6 indique le cbilTre 0,95 pour le coef- /icieitl de correction à adopter dans le cas où le poids spécifique de la maçonnerie est 2,:i6. D^s lors l'épaisseur moyenne cherchée est égale à iSX 0,217X0, 93 ~lm.03, soil Ini.lO en chiffres jonds, ce qui porto la base à 2 m. d'épaisseur avec le fruit de 0,20.

C'est ici le cas d'appliquer les idées émises dans la remarque de l'article 72, Si l'on donnait au barrage le fruit de 0,20 avec une épaissenr de 2 m, à la base, la partie supérieure de l'ouvrage pourrait manquer de solidité ; nous avons donc adopté le profil représenté sur la figure 108, ce qui conduit, pour le volume de la maçonnerie, au chiffre de 321m'906 calculé cî-dossous, en faisant, comme précédemment, abstraction du vide de l'aqueduc :

Côté droit.

^ '*','• '^ X li.20 X 3,40 .^ 83,776

iM^lM ^ 15 X 1,90 = 37,620

Côté gauche.

li2

Total.

me

Jn*,

vP>-y.

'iA^,

Fig.

Pour déterminer, d'aulre part, lo volume V de raltcrrissement à produire arlificiellemenl en arrière du barrage, nous ferons usage des formules 16 el 17 du onzième problème. La pente du fond du lit étant égale à 0,23 et la demi-somme des cotangenles des inclinaisons des berges à 0,890 (voirie tableau de Fart. 88), nous trouvons successivement :

d = h cotg 9 = 5 X colg 36^ = 6,88 A' = 5 — 6,88 X 0,23 = 3,28

^ 6,88 Xsin 110^^^33^0,191

810 Gi"

Dès lors, on réalisera, par Pallerrissement arliliciel, une économie de

"^1, 906) X 12 — 740 X 0,50 = 2645 fr.

Remarque. — 11 serait intéressant de savoir quelle épaisseur il faudrait donner à un barrage curviligne pour qu'il pût résister à la poussée de Teau dans la section A.

Or, en admettant la solution la plus favorable de l'article pré-

cèdent, c'est-à-dire la flèche de -, on trouverait que le rayon de

l'extrados devrait être de 25 ni. environ. En portant ce chifl're dans la formule générale, on arriverait à 3m, 30 pour l'épaisseur à la hauteur du fond du lil. Cette épaisseur étant plus forte que celle du barrage rectiligne de même stabilité, on en conclut que celui-ci est plus avantageux, d'autant plus que l'on trouvera encore une économie daus la diminution de la longueur.

11 sera facile, du reste, de se convaincre que la forme curviligne n'est avantageuse que dans les sections étroites des torrents.

fid Entretien de» atterrinnenientii. — Une fois que les grands travaux seront terminés, il importera de continuer la série des observations dans les stations d'expériences, afin de suivre les évolutions de la ponte de conjpensation. Nous avons indiqué, à la fin de l'article 60, les calculs à faire pour déterminer l'emplacement des seuils de la deuxième période. La résolution de cette question étant très simple, nous n'y reviendrons pas. Nous ne saurions mieux terminer notre étude sur la correction des torrents qu'en citant textuellement les paroles. prononcées récemment par M. Demontzey, au Congrès forestier de Vienne :

t< L'extinction d'un torrent une fois obtenue, à la suite des tra- « vaux de correction, par le reboisement intégral des parties fi alTouillables de son bassin, aura pour résultat la transforma- « tion de ce torrent jadis dévastateur en un ruisseau de moni< tagne bienfaisant. C'est alors qu'on pourra judicieusement « faire le choix des ouvrages à maintenir et à entretenir.

« Quant aux autres, il suffira de les ouvrir en leur milieu sui- « vaut le périmètre mouillé de la section du nouveau ruisseau et [< de racheter la din*éronce de niveau par une série de petits K seuils rustiques, occupant simplement la faible largeur du ;< nouveau lit, le reste de l'atterrissement se trouvant recouvert [< et }\\è par une vigoureuse végétation forestière. On aura ainsi u reconstitué les ruisseaux naturels de montagne, aux eaux ic claires et bienfaisantes et à crues inofl'ensives. »

TROISIiîMIÎ PARTIR

TKW4U\ DE llEBOI$EMËi\T

CHAPllRE XIX

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