‹ Restauration des montagnes, correction des torrents, reboisementChapitre 92 sur 94 · EXÉCUTION DES HEBOÏSEMENTS AU · texte numérisé non relu

EXÉCUTION DES HEBOÏSEMENTS AU

pin cembro, dont l'enveloppe est plus dure, il faut consacrer à l'immersion 13 jours ou 3 semaines, à moins de mélanger à Teau un cinquième environ de purin, ou quelques goulles d'acide chlorhydrique.

Les semis de graines fourragères des terrains stables sefontindiiïéremment soit au début du printemps, soit vers le milieu d'août, car les neiges arrivent vers la fin de septembre. Dans les terrains instables, il importe que les semences restent en terre le moins de temps possible avant la germination ; aussi doit on faire les semis au printemps.

fil. E^iéeution des plantationii — Que le terrain soit ou non préparé à l'avance, la plantation se fait dans de petits potets ouverts à la piocbe; la longueur de ces potets est dirigée suivant rhorizontale et les dimensions en sont calculées de façon que les racines puissent être étalées <lans leur position naturelle. La terre meuble étant sortie du trou, on yintroduit le plant, en l'appliquant contre la paroi d'aval afin d'éviter le déchaussement sous l'influence de l'érosion des eaux, et en ayant soin que le collet soit au niveau du sol. On repousse alors la terre meuble sur les racines, on achève de remplir le trou parun coup de pioche, puis on tasse légèrement le sol du pied.

Quand la plantation se fait par touffes de 2 à4 plants, la longueur des petits potets peut varier de m. 25 à m. 30 et la largeur de m. 12 à m. 15 ; tous les collets doivent être à la même hauteur.

II est absolument nécessaire que les jeunes plants soient abrilés contre la sécheresse et le déchaussement. Quand on trouve sur place des pierres en assez grande quantité, on dispose les plus petites sur la surface du trou, et les plus grosses en forme de croissant autour des plants. Si l'on rencontre quelques débris de végétation herbacée, on ouvre les trous dans les mottes du gazon, en en réduisant le plus possible les dimensions. Si le terrain est recouvert de broussailles, on plante sur les bourrelets de terre végétale déposée <»n amont. Finfiu, si aucuîie de ces circonstances favorables ne se présente, on remplace Tabri naturel par un semis de sainfoin pratiqué dans une rigole ouveite à l'aval de chaque plant ou (h» charpie touffe.

Pour le reboisement des clappes <»t des terrains préalablement enherbés, on extrait en mottes, dans des pépinières volantes, les

CHAI'ITflK VINi;TI'MKME

pinnis <iiii> l'on cnnsidi^re coinnic assez robustes poiirfixcr le un et on les (lépose dans des trous préparés à l'avance. Ce procédéfl été appliqué lians les clappes du périmètre de St.>yne, et sur queB ques terrains instables des périmètres de la vallée de l'Ubayc.

Les banquettes desLinées à la création do haïes de fouiltus» disposées lioriEonlaleiiicnt, nvec un léger dévers du cAté de montagne ; leur écartement, variable avec la pente, doit élr; réglé de manière k éviter tout glissement du sol ; on ne peut indiquer de règle à cet égard, c'est une alfaire d'observation qui ne dépond que des circonstances locales. Quand le sol de la banquette est aride, on le défonce sur une certaine largeur en ayant soin de laisser un intervalle entre la partie cnllivée et la surface du talus, afin d'éviter les éboulements ; on plante très dru eiron sème dt's graines fourragères entre les lignes de plants.

Les talus des banquettes étant forcénuMit très roides. îl faut les soutenir avec de petits clayonnages partout où on le juge nécessaire. Ce procédé a été appliqué avec succès dans le torrent de Sainte-Marthe (Hautes -Alpes).

La méthode Couturier permet de supprimer les clayonnages. Los banquettes sont ouvertes de l'aval à l'amont; quand la pmmièrc est défoncée, on couche perpendiculairement à la direction générale du versant et la tète en avant, des plants 1res rapprochés et disposés de façon que leur collet se trouve à m. 10 cnvin de l'arétc e.\téneure du p'afond. Ces plants étant assujettis pri visolrement, à l'aide d'un peu de terre empruntée au talus de 1 banquette, on creuse au-dessus une deuxième rigole somblalu et les déblais qui en proviennent sont utilisés pour combler ] première, On opère ainsijusqu'à la partie supérieure du versatti de celte façon les matériaux provenant des déblais prcnnod leur pente d'équilibre, et il n'est pas besoin de barrages de Bod tien.

Pour achever la consolidation du sol on fait, suivant le cas, sa des semis de fourragères entre les haies de feuillus, soit ^l^ plantations de gros plantons de saule en lignes très rapprf chées.

La plupart dos feuillus sont recépés au moment delà plantaliod cette opération est faite sur les \ie\i\. mémos ; on ne laisse qq m. 03 de lige et m. 13 de pivot, puis l'onrafraîchillechevej on faisant dispuraflro toutes les parties endommagées.

Kn ce qui concerne le choix do la saison ù adopter pour 1

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plaotalions de résineux, M. Demonlzcy se prononce ueltement co faveur du prinlemps, et il appuie son opinion sur une expérience de nombreuses années. Il n'y a d'exception que pour les régions élevées, au sujet desquelles nous répéterons ce que nous avons dit pour les semis : à ces hautes altitudes, le printemps étant très court, ainsi que l'automne, on plante quand on peut.

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