‹ Restauration des montagnes, correction des torrents, reboisementChapitre 91 sur 94 · CHAPITRE VnfOT-UNffilfB · texte numérisé non relu

CHAPITRE VnfOT-UNffilfB

sineuz entre les lignes de fourragères. Il faut rechercher i que possible les expositions diS Nord et de FEst.

n est clair que si Ton rencontre, près des périmètres, ln\ rains boisés, il faudra les utiliser pour rétablissement k\ nières volantes.

Voici quels en sont les avantages.

1* Possibilité d'élever les jeunes plants dans les coodiik matériques où ils devront végéter, et par suite pins chances de succès.

2* Économie dans la dépense. M. DemoDtzey établit qvl de semis ne revient qu*à 14 fr. dans les pépinières volaDla| Heu de S8 fr. dans les pépinières centrales.

3* Possibilité de conserver plus longtemps les jeunes pépinière à cause du moindre degré de fertilité du sol, H de ne les utiliser que dans les meilleures conditions. Od] rèter le travail de transplantation à la moindre pluie, ao grand vent.

V Diminution dans les frais do transport, et par soite de chances de détérioration, pendant la route, des jeunei résineux qui, comme nous l'avons déjà fait remarquer, soéII délicats.

5* Possibilité d'élever los sujets nécessaires à la plant en moUosdes clappes cl des terrains instables préalablemeoii zonnés.

ifO. EiLéentlon dcM Hemlft à demeure- — Los il

ments employés pour les semis à demeure sont Taraire, Uj cbc h pic, la binette et le rAleau.

La binetle est une réduction de la pioche à pic, don! non? donné la description dans l'artirle 106; elle est moins loui sa pointe, au lieu d'être effilée comme dans la pioche, est MJ gulaire.

Chacun connaît le hache-prés ; c'est Tinstrument que loi ploie dans les prés pour découper les gazons.

Le râteau dont on fait usage dans les reboisements une tête en bois dur armée de grandes dents en fer assez On lui donne une résistance et un poids suffisants poor puisse, au besoin, être utilisé comme une pioche.

Semis des régions inférieure et moyenne. Pour lès usi

EXECUTION niîS REIIOISEMENTS

ftanils on se sort, dans los terrains ialinnrés, de l'araire et d'une ifirse légère (ioni on diniiniie encore la puissance en plaçant mire SCS dcnls des branches flexibles ; les glands ne doivent lire recouverts que do 0"Û2 à 0'"03 ; il en faut de 20 à 25 hectolitres par hectare. Dans les terrains préparés par handes on se .«cri de la binette ; en admettant un écarlement de 2° entre les bandes, il faut de 6 à 12 hectolitres de glands par hectare. Dans les terrains non priiparés on peut aussi se servir de l'araire ; on d'abord un premier sillon de 0°'20 de largeur, puis immélOut, tout contre celui-ci, un second sillon de m6me lareur ; un ouvrier, armé d'un râteau, remplit à moitié ce second )n avec de la terre ameublie provenant du défonccment ; puis ve le semeur qui dispose ses glands tout près l'un de l'autre; [Baod il a uni satAche, on trace un troisième sillon qui fournit TG nécessaire au remplissage de celui du milieu. Enfin, on le au r&teau la hande formée par l'ensemble des trois sil- On fait varier de 1"30 à 3"" l'écarlenient des bandes et il :, pour un hectare, de 8 à 16 hectolitres de glands. Maisgénéralemenl dans les terrains non préparés, el notammcDl pour le châne rouvre, on se sert de la pioche à pic, à l'aida de laquelle on ouvre de petits polets; en deux coups de pioche le trou est fait ; on en talute la partie supérieure pour achever d'en remplir le fond avec de la honne terre ; enlin l'on met par dessus une douzaine de glands que l'on recouvrede 0"'02à O^OS avec de la terre provenant d'une petite rigole faite à l'amont du trou pour faciliter l'arrivée des eau.-; pluviales.

Il faut choisir, autant que possible, pour l'emplacement des potels. les parties situées en amonl des restes de végétation (arbustes ou touffes de plante.^ herbacées) que l'on rencontre généralement dans les parcelles à reboiser en chêne rouvre ; c'est là que sont réunies les meilleures contlitîons tant au point de vue des facilités que l'on y trouve pour la confection des trous, qu'au point de vue de la végétation.

Ou a remarqué que les sols pierreux et graveleux sont les plus favorables pour les semis de chêne par polets. Celte observation a donné l'idfk', chaque fois qu'on peut le faire sans trop grande dépense, de placer les pierres les plus grosses en aval des trous et en forme i].j croissant ; ces pierres protègent les jeunes plants conire les grands vents el contre le déchaussement.

i08 CHAPITHE VliNGT-LMÈME

Les semis de châtaignier se font'de la même manière que les semis de chône.

Nous avons dil(arlicle 102) que, dans les régions méridionales^ le semis à la volée ne réussit que dans les terrains siliceux, cl que de plus il absorbe une grande quantité de graine. Il ne semble donc applicable qu'au pin maritime, qui préfère ce genre de terrain et dont la semence n'est pas d'un prix élevé. Quand le scia été labouré, on fait un léger hersage tout simplement avec des fagots d'épines.

Les pins d'Alep, noir et sylvestre s'emploient généralement dans des terrains préalablement défoncés. Le meilleur mode consiste donc à semer en plein avec mélange de graines de sainfoin, si Ton en reconnaît la nécessité.

Ce genre de semis se fait au râteau. Après nivellement de la bande ou du trou, on sème sur toute la largeur de la surface ameublie, puis on pioche légèrement avec le râteau ; de celle façon Ton n'entraîne pas trop les graines tout en les recouvrant suffisamment.

Dans le cas où l'on préférerait faire des semis en ligne à la binette, on intercalerait entre les sillons d'autres lignes destinées à être recouvertes de graines de sainfoin. Il y aurait même quelquefois avantage à faire les semis de sainfoin un an avant les autres, afin que les jeunes plants résineux trouvent un abri en naissant.

Les semis par potets et à la pioche à pic ne sont guère applicables aux pins noir et sylvestre ; ils ne pourraient réussir que dans des terrains meubles et sur des sols recouverts de végétation herbacée ou arbustive, mais alors dans ces conditions il v aurait avantage à essayer Tinlroduction d'essences d'un meilleur rapport.

Semis des 7'égiom supérieures. Nous avons dit précédemment que pour l'épicéa, le mélèze cl le pin cembro il faut, à cause du peu de temps dont on dispose, faire marcher concurremment les semis cl les plantations. Lorsqu'on se décide à semer, on peut rencontrer plusieurs cas : Si le sol est encore suffisamment garni de gazons et débroussailles, on opère par petits potets que l'on dispose en amont de ces plantes, dans le petit bourrelet de terre végétale qui s'y forme. Chaque trou, ouvert d'un seul coup de pioche, reç^** nincéc de graines que l'on recouvre très légè-

^H r:\EciTTioN DES itii:noisEMi-:NTs m

^Hientà la main. GénéralemoiU les vestiges de végétaux ligneux, ^Hl't'on rencontre dans ces régions, ont i^lé réduits :\ l'état de ^^Ksons par la dent des bestiaus. Dans ces conditions, il est ur- ^Hpt d'opérer un recépage consistant à couper les bois entre deux ^^pes; on obtient ai[isi lin grand nombre de rejets élancés qui ^Hurnissenl au sol un abri très précieux'. L'effet du recépage est ^Biitant plus eflicacG que l'on peut augmenter considérablement ^^pone de protection en couchant, quand ils sont suffîsaramcnt ^■cibles, les brins munis de leurs branches dans des rigoles de ^Bl. 15, à m. 20 de profondeur disposées en forme de rayons. ^^urès tes avoir recouverts de terre on y tasse avec le pied quel- ^^BS molles de gazon, ou k défaut quelques pierres, eu ne lais- ^^pl à l'air libre que leurs extréraitiis ; des racines se produisent ^B les parties enterrées. Il est facile de se rendre compte, par des ^Hffrcs, de l'inDuence de ces marcottages : Bien souvent les rejets ^Hn an arrivent à une hauteur de 1 m. 50 à 2 m. ; en admettant ^^e la souche occupait primitivement un cercle de m. 50 de diamf>tre,le cercle de protection après le marcottage aura un diamfetrc6 ou 8 fois plus grand suivant que les brins auront 4 m. 30 OU 2 m. de hauteur, et par suitu la surface de cb cercle deviendra 36 ou 6i fois plus considérable que celle du cercle primitif.

Si le terrain n'est recouvert que de gazons courts disséminés, on ouvre, au milieu de ces gazons, à l'aide du pic, des trous de m. 20 environ de profondeur; ces trous sont remplis de terre meuble provenant de l'émielleraent des parois; on y sïîme quelques graines que l'on recouvre d'un cenlimfître environ ; puis on raffermit le gazon par un coup du plat de la pioche. Dans le cas oîi les gazons seraient insuffisants dans leur rôle protecteur, on mélangerait du sainfoin avec les graines résineuses.

Enfin dans les pelouses que l'on rencontre quelquefois sur des surfaces isolées de quelques mètres carrés, on enlève avec le hache-prés un petit gazon en forme de coin ; puis dans te godel ainsi formé on jette quelques graines qui se trouvent protégées par le gazon.

Quand on fait des semis sur la neige, il faut choisir une belle journée, afin que les graines répandues dans la matinée puissent s*entcrrer de quelques millimètres dans la surface neigeuse fondue par les rayons du soleil, et ne soient pas balayées par les vents. Des semis de mélèze faits dans ces condilîons sur les versants du bassin de réception des lorrenlsde Riou-Chanal (Basses- Alpes), ont donné des résultats assez satisfaisants.

Dans les terrains stables les semis de graines fourragères se font soit à la vol(^e, soil par potets ; les premiers sont exécutés dans les sols rocailleux, peu compacts, et aussi sur les terrains peu inclinés; les ouvriers, disposés en virée horizontale, font à chaque pas, H l'aide d'une pioche, une ouverture dans le sol; puis un semeur, placé à Tamonl, lance ses graines sur toute la surface ameublie. Les semis par potets se font comme C4?ux des semences résineuses ; les trous, qui ont une longueur de 0",10à 0"*,15, sont placés à 0". 50 de distance dans le sens horizontal et à i mètre dans le sens perpendiculaire ; on leur donne une disposition analogue à celle des bandes brisées.

Les sillons horizontaux tracés dans les terrains instables ont 0",tO à0",12 de largeur et 0"10 de profondeur; leur écartement varie de 1 à 2 mètres suivant la pente.

Saiso7r favorable potir fahe les semis. D'une manière générale la saison la plus favorable pour exécuter les semis est celle de la dissémination de la graine ; en adoptant cette règle, on ne fait que suivre les indications de la nafure. Les semis d'automne ont, du reste, de nombreux périls à redouter, notamment les ravages de certains animaux (mulots, corbeaux, etc.) à la voracité desquels ils restent longtemps exposés, et les gelées tardives qui viennent les surprendre à l'Age le plus critique.

Dans les régions torrentielles on ne fait guère que des semis de résineux ; aussi adopte-t-on sans conteste le printemps pour Texécution de ces travaux, la dissémination des graines ne se faisant généralement qu*ala fin de Thivcr ou aux premières chaleurs. 11 y a néanmoins une réserve à faire au sujet des terrains situés aux grandes altitudes : le printemps étant très court, on est obligé quelquefois de semer à l'automne; on ne peut plus choisir les meilleures conditions pour la réussite; on sème quand on peut.

Il faut remarquer également qu'aux expositions chaudes de la région moyenne, il n'y a qu'un court intervalle entre la fonte des neiges et l'arrivc'e do la sr»clieresse. De tout ce (|ui précède il résulte qu'il est n('»c«'ssaire do voîur en aide» au travail de la germination. Pour îillcindrt* ce résultat, on trempe les graines dans des barriqii(\s (Tr.ui transportétvs sur les p<'rin)ètres ; pour le pin svlvestro, le pin noir. Tépic^éa et U* pin de montagne, il suflil d'une imincMsion de i8 heures ; mais pour les semences de mélèze et de

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