‹ Résultats Cliniques de la Prostatectomie PérinéaleChapitre 33 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L expérimentation du procédé de prostatectomie de Wilms était justifiée par la statistique qu'il a publiée avec de bons résultats et par la difficulté qu'on a dans certains cas à appliquer la méthode de Freyer.

Anatomiquement, la voie suivie est rationnelle, n’entraîne pas d’hémorragie et permet d'éviter le rectum.

Opératoirement, l’ablation de la prostate est simple, facile, rapide. Les grosses prostates sont plus faciles à enlever. Les accidents sont nuls s’il n’y a pas de faute de technique. Cependant le plan de clivage est souvent plus difficile à trouver que par la voie transvésicale.

Les soins post-opératoires sont de la plus grande simplicité. La sonde à demeure est un inconvénient qu'on peut éviter si le malade est suffisamment entouré.

La mortalité est élevée, 12,5 p. 100 dans notre statistique; 18,1 p. 100 dans celle de Wilms. Nos deux décès opératoires, du reste, sont imputables à un mauvais fonctionnement des reins. Donc, comme dans toute prosta-

tectomie, il faut tenir grand compte de l'élimination du bleu de méthylène.

En dehors des complications habituelles, orchite, accidents pulmonaires, il faut craindre l’hémorragie secondaire, la plaie rectale tardive due aux cathétérismes répétés pour changer la sonde à demeure, les escarres. Nous n'avons jamais constaté de fistule persistante ni d'infection de la plaie.

Les résultats éloignés sont beaucoup moins satisfaisants. Deux rétrécissements de l’urètre nécessitant l’urétrotomie interne et surtout huit cas d’incontinence. Cette incontinence paraît due aux irrégularités du canal, causées vraisemblablement par le contact irritant du tube vésical et de la sonde à demeure avec la plaie en voie de réparation. La dilatation poussée très loin la fait disparaître. Wilms ne cite pas cette grosse complication, mais il n’a pas revu ses malades et ne donne leur état qu’à leur sortie.

Vu par le président de la thèse :

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