PROPORTION- POUR
0 à 11 mois
1 à 4 ans
oO à 5i —
ba à 59 —
90 et au delà
Total
celle des hernieux observés au Bureau central aux individus du
SUJETS DES bEL-X SEXES
HERMES
PROPORTION POUK 1000
0 à 11 mois
1 à 4 ans
90 et au delà
même âge qui faisaient partie de la population parisienne. Nous aurons plus tard à rechercher la première de ces proportions; la
seconde, tout en lui étant infiniment inférieure, doit présenter suivant les différents âges des variations à peu près parallèles; le nombre des sujets qui viennent demander un bandage au Bureau central peut être en effet considéré comme une fraction presque constante de la totalité des hernieux du même âge, si on excepte cependant ceux qui ont atteint l'extrême vieillesse (plus de soixante-quinze ans).
Pour mieux suivre les variations de ces chiffres, j'ai représenté par une courbe graphique la relation des hernies observées au Bureau central à chaque âge de la vie, avec le chiffre de la population parisienne à ces mêmes âges. La plus élevée des deux courbes portées par ce tableau indique les variations de cette proportion suivant les âges, dans le sexe masculin, la seconde, située au-dessous, les mêmes variations, dans le sexe féminin.
En examinant ces courbes, on est frappé de leur forme régulière présentant deux maxinia, l'un correspondant à la première période de la vie, le second à la vieillesse; entre ces deux points élevés la courbe s'abaisse pour atteindre son m'uiimuni, se relève ensuite pour arriver au deuxième maximum après lequel elle retombe d'une manière définitive et rapide. Or ce qu'il y a de curieux, quoique les données qui ont servi à la construction de ces courbes aient été calculées isolément pour les deux sexes, quoique les documents et les chiffres qui ont servi à établir ces proportions ne présentent pas ces variations régulières, ni pour ce qui est du chilïre absolu des hernies aux différents âges, ni pour ce qui concerne le chiffre de la population parisienne à ces âges, ce qu'il y a d'extrêmement intéressant et de probant, c'est que ces courbes suivent exactement la même loi chez l'homme et chez la femme, et que les maxima et les minima de fréquence pour les hernies se trouvent placés dans l'un et l'autre sexe exactement aux mêmes âges. Cette constatation permet d'affirmer que les résultats que nous donnons n'ont rien d'artificiel et qu'ils donnent une approximation très exacte de la fréquence relative des hernies aux différents âges.
Dans l'un et l'autre sexe, la fréquence des hernies, par rapport au chiffre de la population de même âge, présente un premier maximum très élevé dans la première année de l'existence : à ce maximum succède une décroissance rapide, une chute presque verticale de la courbe correspondant aux quatre années qui font suite; cette décroissance de la proportion des hernies continue, mais en s'atténuant de plus en plus, jusqu'à ce qu'entre l'âge de vingt et de vingt-quatre ans la proportion des hernieux ait atteint son minimum. La courbe se relève ensuite lentement d'abord, puis très rapidement à partir de la soixantaine, pour atteindre
entre soixante-dix et soixante-quatorze ans un second maximiun qui correspond également au même âge pour les deux sexes et qui dépasse le maximum initial. A partir de soixante-quinze ans la proportion des hernieux diminue légèrement d'abord, puis de
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