‹ Résultats de l'examen de dix mille observations de hernies, recueillies a la consultation des bandages au Bureau central du 4 février 1881 au 11 août 1884Chapitre 38 sur 84 · CD C=> CD · texte numérisé non relu

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vue entre la statistique de la Société des bandages de Londres et la mienne, trouvent leur cause toute naturelle dans le nombre beaucoup plus considérable de hernies inguinales doubles qui a été constaté dans la seconde. D'autres sont d'autant plus inexplicables qu'il s'agit ici d'une constatation matérielle fondée sur la déclaration des malades, et que l'interprétation n'y a aucune part. Peut-être pourrait-on en conclure, cependant, que les hernieux se décident à consulter plus tard à Paris qu'à Londres.

G. Hernies inguinales congénitales. — Il m'a paru intéressant de relever les âges des individus qui se sont présentés au Bureau central porteurs de liernies inguinales congénitales, et de constater la fréquence plus ou moins grande de cellesci aux diverses périodes de la vie, suivant qu'elles étaient simples ou accompagnées d'autres hernies, soit inguinales, soit d'une espèce différente. J'ai donc tracé sur un même tableau la courbe qui représente la fréquence des hernies inguinales congénitales simples droites et gauches, aux différents âges, d'une part, et celle qui indique la fréquence de ces mêmes hernies associées à d'autres.

On voit qu'au cours de la première année, les hernies inguinales congénitales existent presque aussi souvent combinées à d'autres hernies que seules. Pendant les quatre années qui suivent, la somme des hernies congénitales simples observées dépasse encore assez notablement le nombre de celles relevées pour la première année, tandis que celle des hernies inguinales congénitales associées à d'autres hernies est déjà en décroissance rapide. Mais tandis qu'à partir de cette époque le nombre des gens atteints de hernies inguinales congénitales simples

qui se présentent au Bureau central décroît rapidement, pour devenir et rester presque nul à partir de la trentième année, celui des sujets porteurs de hernies congénitales associées à d'autres hernies reste appréciable et même se relève entre trente-cinq et cinquante-cinq ans.

On pourrait peut-être conclure que les hernies inguinales congénitales simples, très nombreuses dans la première enfance, gué-

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Fig. 4. — (Voir la note. p. 79.)

rissent presque toutes avant la trentième année; que celles qui persistent, s'accompagnent le plus souvent d'une ou de plusieurs autres hernies, développées un temps plus ou moins long après elles, indiquant ainsi une prédisposition particulière aux hernies chez ceux qui en sont atteints. Il est très probable cependant que bien des hernies inguinales de l'adulte ont une origine congénitale qui ne peut être établie d'une manière certaine, qu'elles procèdent de hernies de la première enfance incomplètement guéries, et c'est faute de pouvoir remonter à la date réelle du début dans un bon nombre de cas, que l'on constate à partir de la fin de l'adolescence si peu de hernies congénitales. Il n'en est pas moins

certain que la majorité des hernies inguinales congénitales guérissent spontanément et par les bandages; c'est un fait que nous avons démontré en établissant la fréquence générale des hernies aux divers âges, et celles qui persistent indiquent souvent, par l'adjonction d'autres hernies, la disposition particulière de celui qui les porte à être sujet à de semblables déplacements.

II. Hernies crurales. — Un coup d'œil jeté sur le tableau ci-joint montre que les hernies crurales, dans le sexe masculin,

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