‹ Résultats de la Vaccination antigonococcique dans le traitement des orchites blennorrhagiquesChapitre 9 sur 11 · C. R..., 34 ans, marin · texte numérisé non relu

C. R..., 34 ans, marin

Entre dans le service de Monsieur le Professeur Pousson, le 4 octobre 1921 avec le diagnostic : d’orchite blennorrhagique droite.

Anlécédents personnels. — Etant mobilisé, en 1918, le malade a eu une première uréthrite gonococcique. L'écoulement a duré un mois. À ce moment, le malade « ayant fatigué beaucoup » a fait une orchite du côté droit. Le testicule était augmenté de volume et le malade a dû s’aliter dix jours pour calmer ses douleurs qui étaient très vives. Le traitement a d’abord consisté en application de compresses d’eau chaude et huit jours après de pommade mercurielle à la belladonne. L’orchite cède après douze jours de ce traitement.

Histoire de la maladie. — Au début de septembre ro2r, le malade contracte une nouvelle uréthrite qui dure une trentaine de jours environ. À ce moment, le malade ressent les mêmes douleurs qu'en 1918 au moment où apparut son orchite.

Alors le malade, s'étant présenté d’abord à la visite médicale de l’administration des ponts et chaussées qui a diagnostiqué une orchile du côté droil, est sur sa demande hospitalisé à l'hôpital du Tondu dans le service de Monsieur le Professeur Pousson. Là, on lui fait des applications de glace sur le scrotum. L’orchite qui était en évolution, grossit encore quelques jours, puis le testicule droit commence à régresser.

Mais alors le cordon gauche commence à être douloureux.

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Yers le 12 octobre, le testicule droit était devenu normal ; c’est alors que le testicule gauche commença à grossir. Au dire du malade, l’orchite du côté gauche était très douloureuse.

Au bout d’une dizaine de jours, le testicule gauche diminue et dans cet intervalle, le cordon droit recommence à être douloureux et l’orchile droile se développe à nouveau.

On note encore un mouvement de bascule à gauche, puis à droile, avec alternance des douleurs sur le cordon opposé à l’orchite. Le 24 novembre, le malade présente un testicule droit légèrement augmenté de volume et douloureux à la pression. Le cordon droit est très dur. Le testicule gauche parait normal ; mais le cordon gauche est douloureux.

Le 28 novembre, le testicule droit revient à sa grosseur normale. C’est alors que dans la soirée, le malade ressent des douleurs continues et augmentant d'intensité dans le testicule gauche. Ce testicule continue son évolution et augmente de volume.

1°) Le 30 novembre, on fait au malade une injection de Dmégon à la face antéro-externe de la cuisse droite. La température du malade monte dans la soirée de 37° 5 à 37° 0. Cette piqure très douloureuse, est suivie d’un engourdissement de la jambe qui est comme paralysée. Le lendemain matin, la température tombe. l

Le 1°’ décembre, la douleur causée par l’orchite commence à diminuer sans que le testicule subisse aucune variation de volume.

2°) Le 2 décembre on pratique une deuxième injection de Dmégon à la cuisse gauche. Moins douloureuse que la précédente, sans irradiation dans la jambe, la piqure n’est suivie que d’une élévation de température de quelques dixièmes de degré :

T. matin 36°8.

T. soir 36°0.

Le 3 décembre la T. tombe à 36° 4.

3°) Le 4 décembre on pratique à la cuisse droite une 3r° injection.

T. matin 36°5.

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