OBSERVATION IV
(M. et Mme DEJÉRINE et J. Mouzow)
Capitaine B.…, blessé le 22 août 1914, par une balle qui fractura l’humérus et provoqua une paralysie du médian au pli du coude.
Opéré le 1‘ avril 1915. — Le nerf est trouvé inséré dans du tissu scléreux dense, dont on le dégage. Au-dessus de l’amincissement se remarquait un épaississement du nerf. On sectionne le nerf au-dessus du renflement, en conservant un centimètre de plus du bout proximal sur le bord externe. Après section au-dessous de la partie, suture bout à bout suivant le procédé habituel. Le nerf est ensuite protégé par un plan musculaire avant de réunir les plans superficiels.
Le quatre-vingt-huitième jour, les mouvements apparaissent ; le blessé peut fléchir les deux dernières phalanges de l'index et du médius, ainsi que la deuxième phalange du pouce. Les douleurs à la pression, le long du tronc du médian, ont apparu au poignet et au pli du coude. L’exploration de la sensibilité montre que la zone d’anesthésie s’est rétrécie.
Au deux cent cinquante-septième jour, la flexion de l’index et du médius est complète, les mouvements d’opposition du pouce parfaits. La zone d’anesthésie se trouve rétrécie à une petite région voisine de l’angle de Pindex et du médius.
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