‹ Résultats éloignés de l'Intervention Chirurgicale dans les sections anatomiques complètes des Nerfs Médian et Cubital en chirurgie de guerreChapitre 18 sur 24 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Section du médian, Suture en mettant l’avant-bras en flexion.

Amélioration légère

R. M, soldat. Plaie par ablation profonde des parties molles du bras droit immédiatement en dehors du paquet vasculo-nerveux. Sphacèle superficiel de la plaie.

Intervention le 12 mai 1915. — Incision longitudinale au niveau du paquet vasculo-nerveux. Découverte du musculocutané dont le bout inférieur se perd rapidement dans une cicatrice entièrement fibreuse et rétractile. On se dirige vers le médian dans le domaine duquel les troubles sont les plus prononcés. Le bout supérieur est facilement retrouvé avec un névrome. Quand au bout inférieur il faut aller le chercher très loin. On le dégage sur une hauteur de cinq à sept

centimètres, puis il se perd dans le tissu cicatriciel. Les deux bouts sont éloignés de trois centimètres, mais, en tirant légèrement sur les deux extrémités on les met en contact. On incise longitudinalement chacun des deux névromes de façon qu’au centre du nerf il n’y ait pas de corps étrangers. Pour faire cette suture l’avant-bras est mis en flexion sur le bras, puis comme d’habitude on arrive à mettre le bras presque en extension. Le nerf reconstitué est enfoui dans une gaine conjonctivo-musculaire.

Examen du 21 février 1923. — Au point de vue du médian, on note une absence d’atrophie notable de l’éminence thénar, là possibilité d’exécuter quelques mouvements d’opposition, l’existence de troubles peu marqués des réactions électriques. Simple hypoexcitabilité de léminence thénar. La flexion du pouce est possible, mais sans force. La sensibilité sans être normale existe dans le territoire du médian. Le grand et le petit palmaire se contractent nettement.

Pour le cubital, atrophie très marquée de l’éminence hypothénar. Griffe non coercible, des quatre derniers doigts avec ankylose des petites jointures. Cette griffe aurait apparu en 1916, alors qu’au sortir de l’Hôtel-Dieu le malade avait la main plate.

Au point de vue motilité, on a une contraction nette et forte du cubital antérieur, moins nette du fléchisseur profond, mais l'attitude de la griffe implique un retour de motilité dans le domaine de ces muscles. Aucun signe de motilité -pour les petits muscles (interosseux, lombricaux). Anesthésie complète du territoire cutané du cubital. A la main existent des troubles vaso-moteurs marqués avec hypothermie encore très appréciable au niveau du coude.

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