MUR DE
matise fatalement l’urètre demeuré friable et, dans un milieu infecté, on ne peut pas prévoir les diverses complica-
tions qui peuvent brusquement surgir.
Evidemment, quand la prostatectomie assure l’évacuation complète de la vessie, l'infection vésicale, souvent associée à la rétention, doit également disparaître. Comme l’a dit Guyon : l’antisepsie, c’est l'évacuation.
Nous avons dit qu’il était fréquent de voir, aprè: l'opération de Freyer, la disparition du résidu ; aussi nous ne sommes pas étonné de voir les urines, qui étaient troubles, s’éclaircir peu à peu. Mais il est un fait qu’il est bon de connaître, c’est que la désinfection vésicale n’est pas immédiatement obtenue, dès la fermeture de la vessie ; on a très souvent signalé, pendant quelques semaines, parfois 3 à 4 mois, la persistance d’urines troubles, alors même que la vessie se vidait complètement. Cette infection persistante reconnaît pour point de départ la loge prostatique dont les parois ne sont pas encore entièrement recouvertes d’épithe- Hum ; il persiste des bourgeons charnus qu'il est nécessaire de cautériser au nitrate d’argent : maïs nous avons vu qu'il était exceptionnel que la loge prostatique ne se soit pas épithélialisée au bout de 6 mois (Thèse de Fouqué). À ce moment, si l'infection vésicale persiste, elle mérite d'être étudiée avec ses causes et son traitement.
Qu'on attribue la désinfection de la vessie au drainage prolongé obtenu par la cystostomie, ou à la meilleure évacuation de l'urine, due à la suppression de l’adénome, le fait important c’est que, le plus souvent, le prostatectomisé, au bout de 6 mois, a retrouvé des urines claires.
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Le Professeur Pousson, dans son Rapport, faisant état des renseignements recueillis des divers chirurgiens auxquels il avait demandé leur opinion, et se basant également sur ses observations personnelles, estime que, avant les 6 mois, la clarification des urines est réalisée.
MM. André et Grandineau, sur 102 prostatectomisés, n’en trouvent que 6 qui aient conservé des urines troubles avec filaments.
Swinford Edwards signale 4 malades qui, ayant les urines claires avant l'opération, les ont conservées après et, parmi les 12 malades qui étaient atteints de cystite avant l'opération, 1l n’y eut aucun insuccès.
Certains opérateurs signalent pourtant des résultats moins heureux.
Macdonald notamment, sur 22 malades qui avant l'opération n'étaient pas infectés, en trouve 6 qui, postérieurement, présentent de la pyurie.
Sur 89 prostatectomisés qui, avant l'opération, étaient pyuriques, Macdonald constate que 58 conservent les urines purulentes, dont 8 ont des bacilles décelables. Sur ces 58 pyuriques: 18 n’en souffrent pas, les mictions ne sont ni douloureuses, ni fréquentes ; 9 ont des mictions douloureuses et fréquentes ; 31 ont de la pollakiurie sans douleur.
Le Professeur Hartmann cite le cas d’un malade qui, avant l'opération, n’avait qu'une cystite légère, améliorée d’abord par l'intervention, puis était revu, 2 ans plus tard, avec « une vessie bien plus enflammée qu’à sa sortie de l'hôpital ». Ce malade présentait, en outre, une dislocation
du canal,
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