‹ Résultats éloignés des appendicites suppurées traitées par la simple incision de l'abcèsChapitre 14 sur 21 · X..., onze ans, 7 décembre · texte numérisé non relu

X..., onze ans, 7 décembre

Père rhumatisant. Mère bien portante. Personnellement broncho-pneumonie dans son bas àge. :

Depuis l’âge de neuf ans le malade a eu à trois reprises des crises douloureuses, caractérisées par de vives coliques s’accompagnant de vomissements. Ces accès ne duraient que vingtquatre heures environ, puis tout rentrait dans l’ordre, et il ne persistail aucun vestige des accidents antérieurs.

Début de l’affection actuelle subitement le 2 décembre 1894 par de vives douleurs abdominales. Ces coliques sont apparues brusquement à l’école. Dès le début elles étaient diffusées dans tout le ventre. Elles n’ont pas tardé à s'accompagner de nausées et de vomissements. Le malade rendait tout ce qu'il prenait. En même temps constipation très marquée dont on ne triomphait que par des lavements.

Un médecin appelé dès le début des accidents a vu le malade tous les jours jusqu’au 7 décembre. Il a pris régulièrement la température, il n’a jamais constaté le moindre état fébrile, pas même un 38°. Cependant l’état général avait été touché, le malade était abattu, ses traits étaient tirés.

En présence de ces symptômes assez vagues de prime abord, le médecin traitant pensait à une affection intestinale d'origine rhumatismale.

M. le professeur agrégé Weill voit le malade le 7 décembre. Après un examen soigneux, il porte le diagnostic d'appendicite et d'appendicite suppurée. On ne sentait pas dans la fosse

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illaque droite d'empâtement bien manifeste. A plus forte raison on ne pouvait pas délimiter la collection. On notait seulement de l’hyperesthésie de la paroi abdominale à droite, par la pression on déterminait dans l'intervalle des crises, une douleur vive dans la fosse iliaque droite, tandis qu’à gauche la pression etait indolore. La paroi abdominale présentait également à droite un certain degré de contracture des muscles de la paroi. C’est sur ces symptômes que s’est fondé M. Weill pour affirmer l'existence du pus malgré l’absence de la fièvre.

Il propose à la famille, qui l’accepte, une intervention. Elle est pratiquée le 9 décembre.

Incision classique de Roux. On tombe directement dans la grande cavité péritonéale qui renferme une légère quantité de liquide citrin. On examine délicatement la région appendiculocœæcale. Le doigt explorateur provoque presque aussitôt la rupture d’une collection renfermant une assez grande quantité de pus, et située entre les anses intestinales. La lumière qui la limitait etait donc tres fragile et n’aurait pas tardé sans douteà se rompre spontanément si l’on n’était pas intervenu.

Suiles opératoires excellentes. Le 26 décembre le malade était complètement guéri.

Actuellement, — un an après, — il se porte bien et n’a plus eu de nouvelles crises appendiculaires.

OgBservaTION XVIII

M. Nové-JossERAND

C... Auguste, vingt-trois ans, entre à la Groix-Rousse le 26 août 1896, atteint d’appendicite aiguë ayant débuté quinze jours auparavant par des symptômes généraux et de la douleur dans la fosse iliaque droite. Tous les symptômes se sont très amendés, et, au moment de son entrée, le malade ne demandait qu’à manger et à se lever. Mais la température se maintient à 38°5 et l'on sent dans la région iliaque une tuméfaction non adhé-

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