A NOS MAITRES DE LA FACULTÉ DE LYON
A cette belle Faculté de médecine de Lyon, où nous avons passé les trois dernieres années de nos etudes médicales, nous adressons en la quittant un reconnaissant merci. Merci à ces maîtres ayant, pour la plupart, déjà instruit tant de générations d'étudiants qui s'en vont semant par la France la bonne action de probité médicale. À tous nous voulons dire merci, car, bien que n'ayant jamais été attaché à aucun service, et ayant été par goût à Lyon, comme nous l’avions été à l’École de médecine de Marseille, un indépendant, sans atlache à la hiérarchie des hôpitaux, — autre que celle de la reconnaissance, — toujours nous avons trouvé chez eux ce henveillant accueil et cette bonne sollicitude que nos maîtres gardent à tous leurs élèves.
A Lyon, comme dans toutes les Facultés, les ètudiants donnent plus particulièrement leur admiration à un maître préfére, ils se groupent en « petites chapelles ». Aussi n'oublierons-nous jamais l'escalier
plutôt tortueux qui méène à cette salle des « deuxièmes C. Ozivier. 4l
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femmes » où pendant trois ans nous avons suivi avec tant d’admiration, tant de bonheur, les cliniques de M. le professeur agrégé Bouveret. C'est à cette clinique que chaque jour nous avons entendu ce maître développer avec celte simplicité qui est un des charmes de son enseignement, avec cette lucidité, cette sévérité et celte sincérité de diagnostic, ses merveilleuses lecons sur les maladies du système nerveux, les maladies du tube digestif, sur tout ce qui se présentail à son examen. Ces trois ans marqueront dans notre vie médicale la phase la plus parfaite d'activité intellectuelle, et en quittant M. le professeur agrégé Bouveret, nous tenons à lui affirmer avec tout notre cœur notre respectueuse reconnaissance et notre grand attachement.
C’est à la clinique de M. le professeur Poncet que nous avons acquis les connaissances de chirurgie que nous pouvons posséder. M. Poncet a beaucoup fait pour notre génération d'étudiants, chez lui nous avons toujours trouvé, plusieurs fois par semaine, ces si intéressantes leçons cliniques, faites Sur les malades déjà examinés à la visite, et l’éminent professeur, qui est en même temps si aimable et si spirituel causeur, nous faisait toujours trouver trop brève l'heure de lecon pendant laquelle il nous tenait sous le charme de sa familière éloquence.
M. le professeur Poncet a bien voulu nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse ; ilnous a aussi soutenu de sa haute autorité et de ses conseils, aussi le prions-nous d'accepter l'expression de notre dévouée reconnaissance.
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Enfin, à tous les maîtres de l'École lyonnaïse, tout particulièrement à MM. les professeurs Bondet, Augagneur, Pierret, à MM. les professeurs agréges Auguste Pollosson, Roques, Jaboulay, Gangolphe, nous adressons un reconnaissant merci.
Que si un mot plus souvent que les autres semble répète dans cetle préface, — et ce mot est reconnaissance, — on nous permetle de dire apres Pascal : « Lorsqu'un mot est plus souvent repelé dans un discours, laissez-le : il en est la marque. » Et notre modeste préface est bien et veut étre, en effet, modeste œuvre de reconnaissance.