‹ Résultats éloignés des résections du poignet pour tuberculoseChapitre 10 sur 47 · MODES · texte numérisé non relu

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OLLIER s'élève contre ce discrédit, ce scepticisme décourageant, et particulièrement contre l’amputation : « la plaie d’amputation peut se réunir immédiatement plus rapidement qu’une plaie de résection —— cela l'explique donc, et dans ce cas seulement, lorsqu'il s’agit de supprimer une suppuration articulaire sur un sujet débilité par une longue suppuration et par un séjour au lit — caf la soustraction du membre ne peut pas mettre à l’abri des récidives puisqu’il peut y avoir d’autres foyers cachés, en particulier dans les ganglions profonds et inaccessibles. Donc, aussi bien dans l’amputation que dans la résection, l’opération n’est jamais radicale. »

Il ne rejette pas cependant complètement les opérations économiques, quand il parle des enfants : « La plupart des lésions suppuratives des os et des articulations guérissent chez l'enfant par les moyens les plus simples : l’arthrotomie, l’abrasion, l’évidement des extrémités osseuses, aidés des moyens hygiéniques et en particulier du séjour à la campagne, dans un climat sec et chaud. À cet âge ces opérations peuvent même guérir la maladie articulaire sans ankylose. »

OLLIER, champion remarquable de sa cause, ne cessant de continuer des recherches aussi prudentes qu’approfondies, suivant longtemps ses malades et contrôlant lui-même ses résultats à chaque instant, couronne triomphalement ses efforts le 10 octobre 1894 au « Congrès de Chirurgie de Lyon » : les résultats éloignés (opérés de dix, de vingt ans) qu’il présente aux chirurgiens français et étrangers constituent la preuve de l’excellence de ses méthodes et que la résection constitue bien, envers et contre tous, une indication de choix.

C’est la consécration de son œuvre.

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