‹ Résultats éloignés des résections du poignet pour tuberculoseChapitre 15 sur 47 · I. COMMENT RÉSÈQUE-T-ON UN POICNET · texte numérisé non relu

I. COMMENT RÉSÈQUE-T-ON UN POICNET

technique des résections avant OLLIER

Nous avons vu, à propos des considérations générales présentées au début de ce travail, que la résection articulaire el en particulier celle du poignet ne fit vraiment son appatition dans la Thérapeutique chirurgicale courante qu’à partir du moment où OLLIER préconisa sa méthode souspériostée.

Et cependant il semble bien que l’origine des résections se perde dans un temps très ancien : les vieux traités, assez imprécis là-dessus d’ailleurs, nous apprennent qu’Antyllus au IV: siècle de notre ère, et Paul d’Egine au VIF,

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avaient déjà donné des préceptes hardis relatifs à l’extraction des différents os et même des extrémités articulaires — mais on ne sait si ces préceptes demeurèrent purement théoriques ou s'ils influencèrent la pratique chirurgicale C’alors ; en tout cas les chirurgiens de la Renaissance et du XVII siècle les avaient probablement oubliés car ils r'en tinrent aucun compte.

I faut arriver à l’année 1757 pour entendre parler d’exärpation, et dans le poignet : un chirurgien appelé Bagieu pratiqua sur le poignet, pour fracture comminutive, une esquillotomie radiale et cubitale. De même en 1762, un nommé Beyer, fit une opération semblable mais plus complète, étendant l’esquillotomie au carpe et au métacarpe, fracturés comminutivement par éclat d’obus, ainsi qu'aux extrémités inférieures du radius et du cubitus.

Ce n’est que dans le dernier tiers du xvim° siècle, avec Moreau, un Français, qu’apparut la première résection du poignet pour carie, la première résection pathologique.

Moreau, chirurgien du Bar-sur-Ornain, aujourd’hui Barle-Duc, avait déjà fait depuis 1782, plusieurs résections articulaires (épaule, coude, genou, articulation tibio-tarsienne), lorsqu’en 1794 il pratiqua audacieusement une résection radio-cubitale, pour carie, chez un homme de 71 ans qui succomba quelques jours après ; mais nous n'avons pes de détail sur cette opération.

Son fils, P.-F. Moreau, signala aussi, brièvement, une résection qu’il avait tentée jiui-même : « J'ai fait, une fois, il y a longtemps, la résection de l'articulation radio-carpienne pour une carie de l’extrémité inférieure du radius. Le sujet, Agnès Bouchon, était une jeune couturière du village de Trevay (Meuse). J'ai réussi, mais je n’ai pas conservé l'observation, n’en sentant pas alors toute l'importance. J'ai acquis la certitude que l’opérée, qui est morte l’année dernière, a conservé tous les mouvement des doigts et mé-

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me ceux du poignet, et a pu reprendre son premier métier. »

Son procédé comprenait une incision en H à lambeaux dorsaux, sans section des extenseurs, et, « si on se contente de retrancher l’extrémité du radius ou seulement celle du cubitus, la main se dejette dans le même sens: d’où il résulte qu’il est nécessaire de couper les deux os également, et d'ouvrir la jointure sur les côtés. » ajoutait-il en parlant toujours de la résection d’Agnès Bouchon... Il n’a probablement pas enlevé le carpe.

On pense que la méthode de Moreau père était la même.

D’autres chirurgiens obtinrent de bons résultats pour des résections radio-cubitales, mais traumatiques : Saint-Hilaire, 1806; Verbeeck, 1823; Hublier, 1829.

Mais en 1830 Roux fit deux résections de poignet pathologique; une seule fût publiée. Ii suivit la méthode de Moreau fils, mais en faisant une incision en U (la petite incision transversale avant pour but de découvrir le paquet des extenseurs afin de jies respecter).

En 1838, Velpeau, donna dans sa « Médecine opératoire » une technique : une incision en U également, mais n’intéressant que la peau, et rejet de côté des tendons après les avoir découverts —— attaque des os et des articulations ensuite.

C’est à Dietz, en 1839, que nous devons arriver pour voir une résection radio-carpienne « totale » pour lésion spontanée. Le résultat en fût une récidive.

Dans les années qui suivirent, quelques résections fe cubitales furent pratiquées : Ricord en 1841, Adelman en

1842, obtinrent de bons réstultats. Textor en 1842 eût une mort.

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