CONSIDERATIONS GENERALES
a) AU NIVEAU DU POIGNET. __ OLLIER, nous l'avons VU, cherchait à obtenir une néarthrose c'est-à-dire une nouvelle articulation mobile. Une grande mobilité du membre supérieur étant la condition de son maximum d’utilité, « rechercher une articulation nouvelle, saine et mobile, à mouvements étendus et bien réglés : une néarthrose Cons-
truite sur le type même de l'articulation enlevée ». voilà son but.
Mais à côté de ce résultat idéal on peut avoir en orincipe au poignet, comme à toute autre articulation, un2 erticulation ankylosée ou une articulation ballante.
Or, au poignet, on n'obtient pour ainsi dire jamais des ankyloses dans les résections totales; nous avons d’ailleurs constaté leur absence au cours de l’examen anatomique ;
On obtient des pseudarthoses : très serrées quelquefois, per-
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mettant juste quelques degrés de flexion — mobiles souvent — trop mobiles parfois, aboutissant au poignet ball: nt.
La caractéristiueq fonctionelle d’une articulat'on ncrmale du poignet est d’être à la fois très mobile et très forte.
La résection peut-elle donc conférer à la fois ces deux qualités à l'articulation néo-formée ?.… Oui, quelquefois. Mais en règle générale la mobilité SOUL au détriment de la solidité ; aussi chercheïa-t-on en principe à obtenir pour chaque malade le degré de mobilité maximum compaitble avec la solidité requise par son métier : chez les agriculteurs entre autres la pseudarthrose très serrée consltituera le meilleur résultat.
Il faudra tenir compte du facteur social dans l’appréciation des résultats.
b) AU NIVEAU DES DOIGTS. — La résection du poignet retentit fâcheusement sur le fonctionnement des doigts : En diminuant la hauteur du carpe elle allonge malheuresement
‘les léviers tendineux des doigts. Les tendons devenus trop courts ne donnent plus aux doigts l’amplitude normale des mouvements, ou bien ces mouvements d’ Soine normale s'effectuent sans force.
Les raccourcissements « tendineux » ayant été abandonnés, on ne peut compter que sur l’adaptation fonctionnelle pour améliorer les mouvements. Ce degré d'adaptation varie avec la position du pAsnene et la qualité des soins post-gératoires.
€) AU NIVEAU DU POUCE. -— L’articulé du premier métacarpien avec le néo-carpe s'effectue plus ou moins heureusement; généralement les mouvements d’opposition persistent : nous en apprécierons l’importance.
d) AU NIVEAU BE LA RADIO-CUBITALE INFÉRIEURE, — La section des extrémités antibrachiales a forcément inté-
ressé l'articulation radio-cubitale inférieure, il faudra donc tenir compte dans |” « étude des résultats éloignés » du fonctionnement de cette articulation lésée.
Examen d’une néarthrose du poignet
— 1 comprend d’abord l’appréciation de l’aspect extérieur du poignet.
— Son degré de subluxation antérieur
— Son degré de subluxation postérieur
sur l’avant-bras.
— L’inclinaison cubitale ou radiale de son axe.
— Sa mobilité en extension et flexion — active et passive.
— Sa mobilité en inclinaison latérale.
— Le degré de prosupination.
— La position des doigts.
leur degré de flexion, active ou passive.
leur degré d’extension, active et passive.
le degré d'opposition du pouce.
— Reste à apprécier la solidité de la réarthrose.
Pour cela on fait porter une haltère à bras tendu, ou bien on demande au malade de vous serrer les mains avec sa main saine et sa main reséquée afin d'apprécier la différence de force de 2 membres; à moins que l’on ait un dynamomêtre à sa disposition.
Enfin, pour juger une méthode, nous nous souviendrons aue les résuitats ne doivent pas être envisagés seulement en comparaison avec le fonctionnement du membre sain, mais #ussi en considération des lésions rencontrées et traitées, « ce n’est pas seulement le point d’arrivée que l’on doit considérer, c’est aussi et avant tout le point de départ qu’il faut connaître ».