‹ Résultats éloignés des résections du poignet pour tuberculoseChapitre 23 sur 47 · DAS · texte numérisé non relu

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quelque temps un petit faisceau de crins, comme soupape de sûreté. »

Nous arrivons ensuite au TRAITEMENT ORTHOPEDI- QUE, d’une importance capitale quant au poignet. Le but est de ranimer l’action des muscles et de conserver ou rétablir la souplesse des articulations.

Dès que le pansement sera terminé, il faudra placer la main en extension, en la tenant relevée à 35 degrés par. une attelle palmaire plâtrée, sur le dos de l’avant-bras (après le 1° pansement, OLLIER la remplace par une attelle ou plutôt une gouttière de forme analogue mais en fil de fer). Et l'important c’est qu’elle devra être maintenue pendant plusieurs mois, même après que la plaie sera cicatrisée, car la main entraînée par l’action des fléchisseurs plus forts que les extenseurs, naturellement plus faibles et toujours plus atrophiés, a tendance à tomber.

Les doigts doivent rester libres et l’appareil n’arrivera qu’au-dessous du pli palmaire inférieur, ainsi les articulations métacarpo-phalangiennes pourront-elles se mouvoir. Ce sont elles en effet qui demeurent le plus longtemps enraidies.

Dès le moment de l’opération, il faudra faire la mobilisation des articulations inter-phalangiennes et phalangométacarpiennes, . généralement raides, dans les lésions anciennes surtout.

Il faudra de même lutter contre une « ankylose tendineuse » plus ou moins développée, cela par une mobilisation active et passive, et poursuivie patiemment aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour redonner à l'articulation néoformée du poignet le maximum de fonctionnement possible.

C’est à ce prix, et à ce prix seulement, qu’on est en droit d’attendre un bon résultat d’une résection du poignet.

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