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que la syphilis a d’autant plus de chances de rester muette qu’elle est traitée dès la période du chancre et le plus près possible du début.
JEANSELME, en 1911, a même précisé, que le moment le plus favorable pour tenter l’abortion de la maladie est la période qui va du début du chancre à l'apparition d’une séro-réaction positive. On lui a donné le nom de période pré-sérologique ou préhumorale.
Il ne faut pas en conclure qu'après l’apparition d’une séro-réaction positive on ne puisse plus espérer guérir la syphilis. De nombreux exemples démontrent le contraire, surtout depuis que l’on emploie des traitements d’attaque intensifs.
Cependant, les chances diminuent au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la période pré-sérologique.
Il nous a donc paru légitime d’envisager les résultats des traitements écourtés ou insuffisants, aux différentes périodes de la syphilis précoce (c’est-àdire, à la période pré-sérologique et à la période sérologique du chancre, püis au début de la période secondaire), comme nous l’aurions fait pour apprécier des traitements normaux.
Pour chacune de ces périodes, nous avons groupé nos observations suivant les résultats observés après la suspension du traitement, en commençant par celles dans lesquelles les traitements se rapprochent le plus du traitement normal et en continuant dans un ordre décroissant par celles dans lesquelles les traitements s’en éloignent le plus.