‹ Résultats éloignés du traitement d'attaque novarséno-bismuthique écourté et non consolidé dans la syphilis précoceChapitre 19 sur 40 · RME · texte numérisé non relu

RME

vier 1935 pour un phimosis inflammatoire, sous lequel on sentait nettement une induration. On constata une adénopathie volumineuse de l’aine gauche, dure et très légèrement douloureuse.

Les séro-réactions de Hecur et de Mreinicke étaient positives. |

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Elle fut suivie régulièrement par le malade. Il reçut du 11 janvier au 4 mars un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 5) et 2 gr. 21: de bismuth-métal en dix injections de Muthanol dont trois « simple dose » et sept « double dose ».

Il cessa les injections pendant un mois.

Le 4 avril, les séro-réactions de Hecur et de MEiNicKkE étaient négatives.

On commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement. Du 8 avril au 20 juin, il reçut un total de 7 gr. 50 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,75 X 2 et 0,90 X 5) et 2 gr. 60 de bismuth-métal en douze injections de Muthanol dont quatre « simple dose » et huit « double dose ».

Îl resta ensuite trois mois sans traitement.

Le 16 septembre, les séro-réactions de Hecur et de Mer- NICKE étaient négatives.

On commença une série d’injections de Muthanol « double dose ». Eile fut interrompue par le malade après la quatrième injection.

Il resta ensuite dix-neuf mois et demi sans traitement.

Le 14 juin 1937, le malade n'avait pas reçu de traitement régulier depuis deux ans.

Il n'avait aucun accident syphilitique. Les séro-réactions de Hscuar et de Meinicke étaient toujours négatives.

On recommença un traitement conjugué novarsénobismuthique ; mais le malade l’abandonna dès le début et ne revint plus au dispensaire.

le

. OsservarTioN VII. — Dossier n° 2830, Hôpital Laënnec. M. B..., Gustave, âgé de 29 ans, s’est présenté à la consultation le 24 décembre 1934 pour demander qu’on lui fasse une séro-réaction de Bordet-Wassermann.

Il avait eu un chancre syphilitique de la verge en mars

A cette époque, une séro-réaction de Bordet-Wassermann avait été positive et une réaction de Vernes avait donné une densité optique égale à 14.

On lui fit alors, du 27 mars au 13 juin 1933, une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Il reçut une première dose de 0 gr. 45 de 914, puis une deuxième dose de 0 gr. 75, puis une troisième dose de 0 gr. 90. Il eut une éruption prurigineuse et fébrile,mais on poursuivit le traitement en revenant à une dose de 0 gr. 75 que l’on répéta neuf fois. Il reçut un total de 8 gr. 85 de Novarsénobenzol et simultanément dix injections de Néocardyl.

Pendant ce traitement, la réaction de Bordet-Wassermann était devenue négative, dès le 8 mai.

Le malade resta ensuite deux mois et demi sans traitement. Du 28 août au 3 octobre 1933, il reçut six injections de Sulfarsénol seul (dose maxima 0 gr. 52 X 2) soit un total de 2 gr. 28.

IL resta ensuite près de quinze mois sans traitement.

À son arrivée à la consultation de Laënnec,le 24 décembre 1934, il n'avait aucune lésion syphilitique. Les réflexes pupillaires et tendineux étaient normaux. Les réactions de Hecar et de MEINICKE étaient négatives.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, mais le malade ne revint plus après les deux premières injections de 914 et de Muthanol.

RC RSS

OBsERvATION VIII. — Dossier 14423, Hôpital Saint- Louis. M. G... Jean, âgé de 24 ans, vint consulter 1e 16 avril 1930 pour un chancre induré du frein de la verge, ayant débuté une dizaine de jours auparavant et dans la sérosité duquel l’examen à l’ultra-microscope montra des tréponèmes.

La séro-réaction de Hscur était moyennement positive, la réaction de MeinickeE était faiblement positive.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. La progression des doses fut régulière ;

les injections furent faites toutes les semaines. Du 16 avril au 4 juillet le malade reçut un total de 6 gr. 30 de Novarsénobenzol (doses maxima 0,60 X 4 et 0,75 X 4) et onze injections de Muthanol dont deux « simple dose » et neuf « double dose » soit un total de 2 gr. 60 de bismuth-métal.

Il cessa les injections pendant six semaines.

Le 13 août, les séro-réactions de Hecur et de MeinickE étaient négatives.

On commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Après la première injection de 914 (0 gr. 15) le malade fit un ictère. On cessa l’arsenic et

on le remplaça par douze injections quotidiennes de cyanure de mercure, associées à des injections hebdomadaires de Muthanol « double dose ». Après les douze injections de cyanure de mercure on continua la série par huit injections de Muthanol « simple dose ».

Du 13 août au 8 octobre, on injecta donc un total de 0 gr. 12 de cyanure de mercure et 2 gr. 08 de bismuth-métal. L’ictère disparut au cours de la série.

Le malade resta ensuite deux ans et neuf mois sans traitement.

Le 12 juillet 1933, après cette longue interruption du traitement, il ne présentait aucun accident syphilitique. Les réflexes pupillaires et tendineux étaient normaux. Les séroréactions de Hecur et de Meinicke étaient négatives.

Page 1