‹ Résultats éloignés du traitement d'attaque novarséno-bismuthique écourté et non consolidé dans la syphilis précoceChapitre 20 sur 40 · RARES · texte numérisé non relu

RARES

Il continua son traitement par deux séries de Muthanol et ensuite ne revint plus au dispensaire.

Ogsservarion IX. — Dossier n° 15813, Hôpital Saint- Louis. M. B... Claude, âgé de 32 ans, vint consulter le 6 février 1932 pour un chancre induré de la face inférieure du fourreau de la verge avec adénopathie inguinale droite. Le début n’a pas pu être précisé. Ce chancre ne s’accompagnait d’aucun accident secondaire.

Les séro-réactions de Hecur et’de MeinickE étaient positives.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Elle fut suivie régulièrement par le malade. Du 6 février au 2 avril, il reçut un total de 5 gr.70 de Novarsénobenzol (doses maxima 0,75 X 2 ; 0,90 X 3) et 1 gr. 95 de bismuth-métal en onze injections de Muthanol dont sept « simple dose » et quatre « double dose ».

Il resta ensuite vingt mois sans traitement.

Le 9 décembre 1933, il n’avait aucun accident syphihtique. Les réflexes pupillaires et tendineux étaient normaux.

Les séro-réactions de Hecnr et de Mrinicke étaient négatives. ,

Depuis cette date, le malade n’est plus revenu au dispensaire.

OBsErRvATION X. — Dossier n° 20946, Hôpital Saint- Louis. M. V... Georges, âgé de 24 ans, est entré salle Rayer le 21 octobre 1933 pour un chancre induré de la verge, avec adénopathie inguinale bilatérale, dont le début remontait à trois semaines environ.

L’examen ultra-microscopique de la sérosité du chancre, montra de nombreux tréponèmes.

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Les séro-réactions de Hecur et de Meinicke étaient positives.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Elle fut suivie régulièrement par le malade. Il reçut du 21 octobre au 5 décembre un total de 5 gr. 85 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 4) et 1 gr. 69 de bismuth-métal en neuf injections de Muthanol dont cinq « simple dose » et quatre « double dose ».

Il resta ensuite onze mois sans traitement.

Le 5 décembre 1934, le malade ne présentait aucun accident syphilitique. Les séro-réactions de Hecunr et de Meinicke étaient négatives.

Depuis ce moment, le malade n’est plus revenu au dispensaire.

Ogsservarion XI. — Dossier n° 22138, Hôpital Saint- Louis. M. J... Adolphe, âgé de 30 ans, vint consulter le 8 janvier 1936 pour un chancre induré du fourreau de la verge datant de quelques jours, avec adénopathie inguinale gauche. |

L'examen à l'ultra-microscope de la sérosité du chancre, montra des tréponèmes.

Les séro-réactions de Hecur et de MeinicxE étaient moyennement positives.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement. Il reçut du 8 janvier au 28 février 1936, un total de 5 gr. 85 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 4) et 1 gr. 82 de bismuth-métal en neuf injections de Muthanol dont quatre « simple dose » et cinq « double dose ».

Il resta ensuite deux ans sans traitement.

Le 9 février 1938 , il n'avait aucun accident syphilitique.

Les séro-réactions de Hecur et de MeinicKe étaient néga- Lives.

On commença une nouvelle série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, mais le malade l’abandonna après , la première dose de 0 gr. 90 de 914.

Il n’est plus revenu au dispensaire depuis cette date.

OgBsEervarTioN XII. — Dossier 14079, Hôpital Saint- Louis. M. B... Antonio, âgé de 25 ans, vint consulter le 24 octobre 1929 pour des chancres mixtes du sillon balanopréputial avec adénopathie inguinale gauche.

Il ne fut pas fait d'examen à l’ultra-microscope de la sérosité des chancres.

Les séro-réactions de Hecar et de Meinicke étaient positives.

On commença une série d’injections conJuguées novarséno-bismuthiques. Elle fut suivie régulièrement par le malade. Du 24 octobre 1929 au 2 janvier 1930, ilreçut un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 5 et 2 gr. 21 de bismuth-métal en dix injections de Muthanol dont trois « simple dose » et sept « double dose ».

Il resta ensuite trois mois sans traitement.

Le 24 mars 1930, il ne présentait aucun accident syphilitique. Les séro-réactions de Hecur et de MEINICKE étaient négatives.

On commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade l’abandonna après la troisième injection de 914. Du 31 mars au 9 avril, ilreçut un total de 0 gr. 90 de Novarsénovenzol (dose maxima 0,45 X 1) et quatre injections de Muthanol « simple dose » soit 0 gr. 52 de bismuth-métal.

Il resta alors quatre ans et trois mois sans traitement.

Le 28 juillet 1934, après être resté quatre ans et six mois sans traitement régulier, le malade ne présentait aucun accident syphilitique. Les séro-réactions de Hecur et de MeINICKE étaient négatives.

On commença une nouvelle série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade l’abandonna dès le début et il ne revint plus au dispensaire.

Osservarion XIII. — Dossier n° 21603, Hôpital Saint- Louis. M. B..., Jean, âgé de 20 ans, vint consulter le 3 janvier 1934 pour un chancre induré du sillon balano-préputial avec adénopathie inguinale, dont le début remontait à un mois environ.

L'examen à l’ultra-microscope de la sérosité du chancre montra des tréponèmes.

Les réactions de Hecur et de Meinicke étaient positives.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la suivit régulièrement. Il reçut du 5 janvier au 4 mars un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0 gr. 90 X 5) et 2 gr. 47 de bismuth-métal en treize injections de Muthanol dont sept « simple dose » et six» double dose ».

On cessa les injections pendant un mots.

Le 9 avril,les séro-réactions de Hecuar et de Meinicxe étaient négatives.

On commença une deuxième série d’injections novarsénobismuthiques, mais après la première injection de 0 gr. 15 de 914, le malade disparut pendant un mois. Il fit ensuite deux autres injections de 914 et de Muthanol et 1l redisparut pendant huit mois.

Le 27 janvier 1936, les séro-réactions de Hecur et de Meinicxe étaient toujours négatives. L’examen clinique ne décéla aucun accident syphilitique.

On commença une nouvelle série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques mais le malade l’abandonna après les deux premières injections de 914 et de Muthanol.

Il resta sept mois sans traitement.

Le 10 septembre 1936 le malade n'avait pas reçu de traite-

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ment régulier depuis deux ans et demi. Il n'avait aucun acctdent syphilitique. Les séro-réactions de Hecuar et de MEINICKE étaient négatives.

Après avoir reçu cinq injections de cyanure de mercure, il ne revint plus au dispensaire.

II. — OBSERVATION D'UN MALADE QUI, APRÈS UN TRAITEMENT D'ATTAQUE NOVARSÉNO-BISMUTHIQUE ÉCOURTÉ, EUT UNE LÉSION ULCÉREUSE DE LA VERGE, AVEC DES SÉRO-RÉACTIONS POSITIVES ET DONT LE DIAGNOSTIC EST RESTÉ INCERTAIN.

OgBservarioN XIV. — Dossier n° 15942, Hôpital Saint- Louis. M. A... Marcel, âgé de 35 ans, vint consulter le 5 avril 1932 pour un chancre mou du sillon balano-préputial ayant débuté vers le 10 mars.

Les séro-réactions de HEecnr et de Mreinicxe étaient négatives.

L'examen à l’ultra-microscope de la sérosité du chancre, n’a pas montré de tréponémes.

On fit un traitement par des injections de Dmelcos.

Le 25 avnil, les séro-réactions de Hecur et de MeinickE devinrent positives. Ce résultat fut confirmé par un autre résultat positif le 28 avril.

On commença une série d’injections conjJuguées novarséno-bismuthiques qui fut suivie régulièrement par le malade.

Du 28 avril au 17 juin, il reçut un total de 6 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,90 X 5) et seulement 1 gr. 40 de bismuth-métal en dix injections de Muthanol « simple dose », en raison d’une stomatite.

On cessa les injections pendant un mois.

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Le 18 juillet, la séro-réaction de Hecur était moyennement positive ; la séro-réaction de MeinicKkE était négative.

On commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques qui fut suivie régulièrement jusqu’à la septième injection de 914. Le malade laissa ensuite un intervalle de dix jours entre chacune des trois dernières injections.

Du 26 juillet au 3 octobre, il reçut un total de 6 gr. 15 de Novarsénobenzol (dose maxima 0,75 X 5) et 1 gr. 95 de bismuth-métal en quinze injections de Muthanol « simple dose ».

IL resta ensuite deux mois et demi sans traitement.

Le 19 décembre, les séro-réactions de Hecnr et de Mer- NICKE étaient négatives.

On commença une troisième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade l’abandonna après la quatrième injection de 914 (dose maxima 0,60 X 1), car il supportait mal ce médicament.

Il revint après un mois d'absence.

Il reçut alors deux injections de Novarsénobenzol et cinq injections de Muthanol « double dose ». Il disparut de nouveau.

Il resta quatre mois sans traitement.

Le 11 juillet 1933, les séro-réactions de Hecur et de Mei- NICKE étaient toujours négatives.

Le malade devint très irrégulier. Il se présentait tous les deux mois pour un examen de sang qui était toujours négatif et il ne faisait jamais plus d’une injection de Muthanol « dose double ».

Le 16 octobre 1933, les séro-réactions de Hecur et de Meinicke, malgré les petites doses de 914 et de Muthanol qu’il avait reçues et qui auraient pu déterminer une réactivation, étaient toujours négatives.

Il cessa alors tout traitement pendant deux ans et deux mois.

Le 10 décembre 1935, le malade après être resté trois ans et

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deux mois sans traitement régulier, revint avec une ulcération ressemblant à un chancre syphilitique. Elle siégeait sur le fourreau, à la racine de la verge et s’accompagnait d’adénopathie inguinale. L’examen ultra-microscopique de la sérosité de cette ulcération et celui du suc ganglionnaire, répété à deux reprises, ne.montra pas de tréponèmes.

Les séro-réactions de Hecur et de MEINICKE étaient posttives.

On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade l’abandonna après la dose de 0 gr. 60 de Novarsénobenzol et la cinquième injection de Muthanol. Il n’est plus revenu au dispensaire depuis cette époque.

Il s’agit donc d’un malade qui, après avoir reçu deux séries d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques dont une ne fut pas absolument régulière, a conservé au Cours d’une suspension du traitement, pendant trois ans et deux mois, des séro-réactions négatives.

C’est alors qu'il eut une ulcération du fourreau de la verge dans la sérosité de laquelle, à deux reprises, on se trouva pas de tréponèmes.

La fiche du dossier porte «accident chancriforme » ou «€ chancre syphilitique » ‘et ne donne aucun renseignement sur les commémoratifs.

[ ne s’agit pas d’un chancre redux car le premier chancre siégeait dans le sillon balano-préputial.

Le fait de ne pas trouver de tréponèmes n’élimine pas le diagnostic de chancre syphilitique. La présence d’une adénopathie est en faveur d’un accident primitif.

et tete

L’incertitude du diagnostic nous oblige à classer cette observation à part. Elle prouve seulement qu'un traitement d’attaque novarséno-bismuthique écourté, même légèrement irrégulier, a suffi pour que les séro-réactions restassent négatives pendant trois ans et deux mois.

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