RÉSUMÉS DES OBSERVATIONS ET COMMENTAIRES
L'étude des observations que nous venons de rapporter montre que les résultats éloignés observés après un traitement d'attaque novarséno-bismuthique écourté et non consolidé, tel que nous l'avons défini dans notre introduction, sont variables suivant la durée du traitement et pour un même trai-
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tement suivant les malades. Ceux-ci, si nous considérons le nombre de séries d’injections qu'ils ont reçues, peuvent être classés en plusieurs groupes, dans chacune des périodes de la syphilis précoce.
Les résultats constatés dans chaque groupe, nous permettrons de tirer des conclusions, sur l'efficacité du traitement initial conjugué novarséno-bismuthique comme seul traitement d’attaque de la syphilis primo-secondaire. :
Pour rendre plus facile l’élaboration de ces conclusions, nous avons résumé brièvement chaque observation en indiquant seulement le traitement suivi par chaque malade, les résultats observés après la suspension du traitement et le temps pendant lequel le malade est resté sous notre surveillance.
A. — PÉRIODE PRÉ-SÉROLOGIQUE DU CHANCRE
PREMIER GROUPE. — Les deux malades des observations T et IT ont reçu chacun deux séries d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Ces traitements ne furent pas absolument réguliers.
Le malade de l'observation I écourta la première série d’injections (914 = 4 gr. 95 ; Bi —1 gr. 69), mais la seconde série fut régulière. Elles furent séparées l’une de l’autre par un intervalle de six semaines.
Le malade de l’observation IT fit une première série régulière d’injections, mais la deuxième série
fut écourtée (914 — 3 gr. 15 ; Bi —1 gr. 17). Ces
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deux séries furent séparées l’une de l’autre par un intervalle anormal de trois mois et demi.
Après la suspension du traitement, pendant trois ans et trois mois (obs. IT), vingt-sept mois (obs. I), les séro-réactions de ces deux malades étaient toujours négatives.
DEUXIÈME Groupe. — Le malade de l’observation TIT a reçu une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques.
Après une suspension du traitement pendant seize mois, il avait des séro-réactions négatives et son liquide céphalo-rachidien était normal.
Troisième GRouPE. — La malade de l’observation [IV a reçu une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques.
Après une suspension du traitement pendant deux ans et cinq mots, les réso-réactions sont devenues positives, mais la malade n'avait aucun accident syphilitique.
Ces résultats montrent que dans un cas sur deux, une seule série mixte novarséno-bismuthique a été suffisante pendant seize mois, pour empêcher l’apparition d'accidents syphilitiques et pour que les séroréactions restassent négatives ; alors que dans l’autre cas, le même traitement n’a pas été suffisant. Les séroréactions du malade sont devenues positives sans qu'il eût d'accidents syphilitiques.
Ces premiers résultats prouvent que, déjà à la période
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pré-sérologique du chancre, les syphilis n’ont pas une résistance égale vis-à-vis des traitements intensifs.
Ces résultats montrent aussi que, dans deux cas sur deux, deux séries mixtes novarséno-bismuthiques, bien qu’elles n’aient pas été absolument régulières, ont été cependant suffisantes pour empêcher l’évolution de la syphilis et pour que les séro-réactions restassent négatives pendant vingt-sept mois et trois ans et trois mots.
Nous verrons dans la suite si ce fait est général.
B. — PÉRIODE SÉROLOGIQUE DU CHANCRE
PREMIER Groupe. — Les deux malades des observations V et VI ont reçu chacun deux séries d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques régulières. Ces deux séries d’injections ont été séparées par un intervalle normal.
Après une interruption du traitement pendant deux ans, ces malades n'avaient aucun accident syphilitique et leurs séro-réactions étaient restées négatives.
DEUXIÈME GROUPE. — Les deux malades des observations VIT et VIII n’ont reçu qu'une série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, suivie d’un court traitement de consolidation.
Le premier malade (obs. VIT), après la première série novarséno-bismuthique commença, après un intervalle de deux mois et demi, une série d’injections de Sulfarsénol seul (dose totale 2 gr. 28).
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Il abandonna ensuite son traitement pendant quatorze mois et demi et après ce laps de temps, il n'avait aucun accident syphilitique. Les séro-réactions étaient toujours négatives.
Le deuxième malade (obs. VIIT), après la première série novarséno-bismuthique, fit une série mixte bismutho-mercurielle.
Il abandonna ensuite le traitement pendant deux ans et neuf mois et après ce laps de temps il n'avait aucun accident syphiltique. Les séro-réactions étaient toujours négatives.
TROISIÈME GROUPE. — Les malades des observations IX, X, XI, XII, XIII, n’ont reçu qu’une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques.
Après une suspension du traitement pendant deux ans (obs. IX), onze mois (ob. X), deux ans (obs. XI), quatre ans et six mois (obs. XIT), deux ans et six mois (obs. XIII), is ne présentaient aucun accident syphiligue. Leurs séro-réactions étaient négatives.
Ces résultats montrent, que deux séries normales d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, ont été suffisantes pour empêcher l’apparition d'accidents syphilitiques et pour que les séro-réactions restassent négatives pendant les deux années où les malades sont restés sous notre surveillance.
Ïls montrent aussi qu’une seule série régulière a suffi, chez les autres malades, pour obtenir le même