C. — DÉBUT DE LA PÉRIODE SECONDAIRE
PREMIER GRouPE. — Les deux malades (mari et femme) des observations XIV bis et ter ont reçu deux séries régulières d’injections conjuguées novarsénobismuthiques.
Après une interruption de trois ans et neuf mois, uls n'avaient. aucun accident syplilitique et leurs séroréactions étaient négatives.
Le mari (obs. XIV bis) avait un liquide céphalorachidien normal.
La femme (obs. XIV ter) enceinte de deux mois et demi au début du traitement accoucha à terme d’un enfant paraissant sain.
DEUXIÈME GRouPE. — La malade de l’observation XV a reçu une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques suivie de deux autres séries très écourtées. Malgré le peu de traitement qu’elle a reçu, cette malade a conservé des séroréactions négatives pendant près de six ans et elle n’a pas eu d'accidents syphilitiques.
Nous pouvons ranger dans ce groupe le malade de l'observation XVIII. Il a reçu une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques.
Les séro-réactions devenues négatives à la fin de
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celte première série, se sont maintenues ainsi pendant plus de deux ans.
Après ce laps de temps, il reçut une série de dix injections de Quinby. Il resta ensuite plus d’un an sans traitement. Ses séro-réactions étaient toujours négatives.
Donc,une seule série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques avait réduit chez ce malade ses séroréactions et elles étaient restées négatives pendant trois
ans et dix mots.
TROISIÈME GRouPE. — Les malades des observations XVI et XVII n’ont reçu chacun qu’une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques.
Leurs séro-réactions sont restées négatives pendant neuf mois (obs. XVI) et deux ans et onze mois (obs. XVII).
Tous les cas ne sont pas aussi favorables. La malade de l’observation XIX n’a reçu qu’une seule série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, mais après une suspension du traitement pendant deux ans et quatre mois et denu, ses séro-réactions sont redevenues positives,sans qu’elle présentät d'accidents syphilitiques. Son liquide céphalo-rachidien était normal.
Les observations de ces malades nous montrent que :
19 Deux séries régulières d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques ont suffi, au début de la période secondaire, comme nous l’avons constaté à
la période primaire, pour arrêter l’évolution de la syphilis pendant les quatre années où nos deux malades ont pu être observés.
20 Une seule série régulière d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques n’a pas été suffisante, dans tous les cas, pour empêcher les séro-réactions de redevenir positives près de deux ans et demi après la suspension du traitement.
Ceci confirme à nouveau que toutes les syphilis ne sont pas de résistance égale vis-à-vis du traitement conjugué novarséno-bismuthique.
La notion capitale, qui se dégage de l’étude des observations réunies dans ce premier chapitre, c’est l'efficacité d’un traitement d'attaque non consolidé et comprenant seulement deux séries d’injections con- Juguées novarséno-bismuthiques, pour rendre cliniquement et biologiquement muette pendant plusieurs années une syphilis traitée à la période primo-secondaire.