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Le 3 mars 1899 le malade, qui n'avait pas noté d’aggravation dans son état, malgré un métier de colporteur pénible et accompli par tous les temps, voit, à la suite d'une marche de six kilometres, son testicule droit, jadis sain, augmenter de volume et devenir douloureux. Au bout de deux jours, la douleur disparut mais le testicule resta gros ; quinze jours plus tard, il y a un mois environ, il se forma, en avant du scrotum, un peu à droite, un abcès qui s’ouvrit spontanément et ne donna que peu de pus.
Depuis cette époque, la maladie est demeurée stationnaire, la tumeur ayant des alternatives de diminution et d'augmentation.
Actuellement, la cicatrisation de la première castration semble fermée et ne pas donner lieu à des suintements. La peau présente des adhérences à ce niveau. Ailleurs, elle est encore libre, mais rouge et infiltrée ; on sent, à la palpation,une tumeur volumineuse de la grosseur d’un œuf, de consistance irrégulière, dure, bosselée en arrière où elle remonte jnsqu'au canal inguinal, plus molle et rénittente en avant. La tumeur est absolument indolore. Il y a de petits ganglions dans l’aine.
Le malade tousse peu, l’état général n’est pas sensiblement atteint.
Le jour de l'opération, le 11 mars, la température s'élève à 3%8; les jours suivants, brusque chute et apyrexie. Le malade sort guéri le 17 mai 1899. Chez ce malade on avait essayé la prothése testiculaire qui, dans ce Cas, n’a pas donné de résultat ; on a dû retirer les pelotes de soie aseptiques.