OBSERVATION VII
B..., Alphonse, 22 ans. On ne trouve pas de blennorhagie dans les antécédents du malade. Pas de chancre. Le malade voit, d’ailleurs, très rarement de femmes et affirme actuellement s’en être abstenu depuis un an.
Il n’a rien non plus dans ses antécédents héréditaires ; trois frères où sœurs bien portants.
Personnellement, le malade a été atteint d’une pleurésie qui l’immobilisa pendant douze mois. N’a jamais craché le sang que peut-être au moment de cette pleurésie. Il tousse toujours un peu et s’enrhume facilement l'hiver.
Le malade entre pour une affection épididymaire datant de trois mois.
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À cette époque, la masse testiculaire gonfle, dit-il, sans que le malade eût d'écoulement, sans qu’il fit beaucoup d'efforts appréciables. Il n’y avait aucune douleur. La peau contracta presque de suite des adhérences avec l’épididyme. Il y a un mois, que la fistule s’est établie à la suite de l'ouverture chirurgicale d’un abcès formé à ce niveau et, depuis, elle donne toujours un peu.
On constate une tuméfaction portant sur l’épididyme gauche qui est plus facilement accessible à la partie inférieure mais qui est induré sur toute son étendue. On ne sent pas de bosselures, le canal déférent semble sain. Les adhérences de la peau à l’épididyme existent sur une surface d’une pièce de 9 francs. L’orifice fistuleux est à la partie antérieure et moyenne; ii en sort un pus séreux et jaunâtre.
Rien au testicule droit, à ce moment-là du moins. Le malade ne s'en plaint pas.
Pas de troubles de la miction. Pas de ganglions inguinaux.
Bon état général.
Au poumon droit, matité ; diminution du murmure vésiculaire, expiration prolongée et soufflante. Aplatissement du thorax du côté droit où le malade a eu sa pleurésie.
Le 18 mars, on faitla castration. Le testicule gauche enlevé, on trouve, surtout dans l’épididyme, des points d'infiltration ; dans le testicule on rencontre, en certains endroits, des cavernes.
Le malade sort guéri le 21 avril 1898.