‹ Résultats éloignés du traitement de la tuberculose testiculaire par la castrationChapitre 7 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

G..., Antoine, âgé de 16 ans, entré à l’Antiquaille le 8 mai 1894. Son père est mort à 52 ans après avoir toussé pendant plus de six mois. Il a eu un frère mort à deux ans de maladie inconnue.

Dans ses antécédents personnels, on trouve des adénopathies dans l'enfance. Il s’enrhume facilement, dit-il, en hiver.

Jamais de blennorrhagie.

Depuis trois ans, il sent, de temps à autre, une douleur vive dans le testicule gauche, douleur s'étendant aussi jusqu'aux bourses et s’irradiant le long du cordon.

Dimanche dernier, 6 mai, il a ressenti cette dou-

More leur dés le matin ; il affirme qu’à ce moment le testicule n’était pas gros. Depuis ce moment cette douleur, qui prend la forme de tiraillements, ne l’a pas quitté et, dimanche, dans la journée, la tumeur s’est développée. Cette tumeur douloureuse, soit spontanément, soit à la pression, occupe la moitié gauche des bourses, elle atteint le volume d’un gros œuf de poule. Au palper, la peau ne se plisse pas facilement : elle est adhérente. La tumeur est dure, peu régulière. On sent une grosse bosselure au bas et en arrière, une plus petite en avant.

Le testicule et l’épididyme sont difficiles à séparer nettement à cause de la présence d’un peu de liquide dans la vaginale.

Le malade n’a jamais présenté de troubles de la miction, ni de la défécation.

Rien aux poumons. Pas d’albuminerie.

Le 18 mai, opération: c'est une castration simple qui est faite.

Le 21 mai. On fait un pansement ; pas de suppuration, pas de fièvre.

La cicatrisation de la plaie se fait bien.

Le 26 mai, le malade sort guéri.

En janvier 1898, le malade revient dans le servicé demander un certificat, il va toujours bien, pas de récidive.

Au mois d'août 1898, le malade va toujours bien, nous le voyons engraissé et guéri ; le testicule droit estsain,et le malade ne ressent plus de douleurs dans les bourses. Au poumon, nous ne remarquons guère qu'une respiration un peu soufflante au sommet

LRO

gauche et quelques râles muqueux. Le malade se dit enrhumé à ce moment là. Il accomplit une profession pénible qu’il peut remplir sans trop de fatiques : il porte de lourds fardeaux.

En Juillet 1900, le malade va bien; il tousse, dit-il, les hivers, mais pas plus que d'habitude, it ne souffre point de son testicule droit et remplit toujours bien son métier. La guérison date de six ans.

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