INTRODUCTION, HISTORIQUE
Lorsqu’en 1909, au Congrès d'Hartford, LErG, de Boston, introduisit dans la nosologie cette « obscure affection » que d’aucuns jusqu'alors faisaient entrer communément dans les plus brillants résultats des « coxalgies» traitées, il insista beaucoup sur son mode évolutif qu’il considérait comme bénin et dont il faisait la base de son diagnostic. De fait, CALVÉ, en France, puis PERTHES et plus tard WALDENSTROM, en Suède, apportant leur importante contribution à la question, mirent à nouveau l'accent sur les phases de « dégénérescence, de recalcification et de stabilisation avec déformation, mais sans grand retentissement clinique ». Ils opposèrent le pronostic fâcheux des ostéoarthrites tuberculeuses malgré la rigueur de leur traitement à celui combien plus bénin des « coxa-plana » puisqu’elles rétablissaient une fonction telle que la marche pouvait être autorisée après huit jours d’indolence (CALVÉ).
Dès lors, cette idée se répandit que toute ostéochondrite juvénile de la hanche donnant un mauvais résultat fonctionnel était une erreur de diagnostic, qualifiée de « pseudocoxalgie » ou de subluxation congénitale : « Cette prétendue maladie nouvelle et acquise, inventée par LEGG, n’est en réalité qu’une subluxation congénitale de la hanche. » (CALOT.)
Ces erreurs résultant du manque de précision des travaux radiologiques d’alors (OMBREDANNE, ROTTENSTEIN), les auteurs travaillèrent surtout dans ce sens (thèse de MÉRINE, Paris, 1919). Maïs, dès lors que la coxa-plana pouvait être affirmée dès son début, force fut bien d'admettre par la