LATE
suite que les résultats de ces affections non traitées ne répondaient pas aux vues optimistes des premiers auteurs : des arthroses apparaissaient, s’accentuant avec l’âge (Sor- REL). Les auteurs témoins de ce fait indéniable en vinrent à proposer la série des traitements aujourd’hui préconisés, allant du simple repos au lit jusqu’à la trépanation de la tête fémorale, afin d'établir des anastomoses capillaires, en passant par lextension prolongée plusieurs mois et le plâtre en demi-abduction.
Dès 1940, les auteurs d’outre-Atlantique, en particulier DANFORTH, GiLL, HEYMAN, PIKE, et ceux d’outre-Manche avec EYRE-BROOKE essaient de clarifier les idées, analysent les résultats obtenus dans leur clientèle, mais n’aboutissent en fait qu’à brouiller les cartes, leurs critères étant chaque fois différents. Ils jugent, en effet, sur le seul aspect radiologique, d’une manière semblerait-il toute objective puisque mathématique; mais leurs méthodes de calcul différent tant qu’il n’existe plus aucun plan de référence entre leurs divers index (EYRE-BROOKE, GiLi, HEYMAN...). Malgré l'abondance des cas présentés par chaque auteur, il demeure done impossible de porter un jugement global sur les résultats obtenus aux U. S. A. et en Angleterre, et cependant l'heure est venue de fournir les arguments, fondés sur l’étude de résultats énoncés dans leur forme la plus simple, car aujourd’hui bien des malades traités et revus ont une affection datant de quelques lustres : notre but ne vise qu’à jalonner la voie du meilleur traitement, appliqué au meilleur moment et dans les meilleures limites.