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Dans un cas (Obs. IX) où il y avait des lésions assez avancées à droite et une légère induration à gauche, nous notons, un an après l'opération, une guérison complète du côté opéré avec testicule sain et un état stationnaire de l’autre côté. De plus, il y a une petite fistule mais elle existait déjà à la sortie de l'hôpital. Nous avons fait remarquer plus haut que cette complication ne survenait que chez des malades atteints de tuberculose suppurée.
Dans un autre cas (Obs. X), le résultat est le même : guérison complète du côté opéré, les lésions de l’autre épididyme n’ont pas changé. Mais ici la ecatrice est à peine visible.
On note une fois (Obs. XI) entière guérison avec légère fistule du côté droit, mais, à gauche, augmentation de volume de l’épididyme avec épaississement du canal déférent.
Le malade opéré par M. Cresson, interne du service (Obs. XIII), présente un noyau induré au niveau de la tête de l’épididyme qui n'avait pas été réséquée. Cette tête est augmentée de volume. — Petit orifice fistuleux qui existait déjà lors de la sortie de l’hôpital à la suite de l'opération.
Les observations XIV, XV et XVI se rapportant à, des malades opérés en ville par M. Hartmann nous donnent des résultats excellents. Les guérisons sont complètes. On constate l'intégrité parfaite du testicule et la cicatrisation sans fistules.
Deux fois on a eu des récidives ayant nécessité la castration :
Un malade (Obs. IIT) sur lequel on ayait pratiqué
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l'épididymectomie le 26 novembre 1902, eut une récidive du même côté le 23 mars 1903, c'est-à-dire au bout de 4 mois. Disons de suite que chez ce malade on soupçonnait la coexistence de lésions pulmonaires et qu'il présentait des lésions de la prostate. Revu 15 mois après la castration, il n’y a rien au testicule droit qui est normal.
Un autre malade (Obs. V) à qui on avait fait le 23 janvier 1903 une épididymectomie gauche pour tuberculose suppurée fistuleuse est revenu 4 mois après porteur d'une fistule et d'une récidive du côté droit. Du côté gauche les ogganes étaient entièrement sains. M. Cresson pratiqua la castration le 8 juin 1903. Nous n'avons pas revu le malade depuis la dernière intervention.
Donc, en résumé, pour les 9 malades que nous avons eu l’avantage d'examiner de nouveau quelque temps après l’opération, nous trouvons, au point de vue des lésions, les résultats suivants :
6 fois 1l y a eu guérison complète avec testicule sain ;
2 fois les lésions qui avaient été constatées du côté opposé sont restées stationnaires ;
4 fois elles ont paru légèrement augmentées :
Nous avons une récidive du côté opéré dans la tête de l’épididyme non enlevée mais il nous est permis de supposer que l'opérateur (M. Cresson) n'ayant pas fait l’ablation complète de l’épididyme, la récidive est dûe au développement d’un petit noyau tuberculeux non apparent, non perceptible au toucher, mais existant réellement dans la tête de l’épididyme lors de l'intervention.
Enfin, 2 fois on s’est vu forcé de pratiquer la castration,
La — 39 —
du même côté dans un cas, et dans l’autre cas pour récidive du côté opposé.
Nous nous croyons donc autorisé à admettre, comme M. Berger l’a fait à la Société de Chirurgie à propos de la castration, que l’épididymectomie unilatérale peut empêcher l'éclosion de la tuberculose de l’autre côté : d'autre part, quand des lésions tuberculeuses au début siègent du côté opposé, si elles ne rétrogradent pas, du moins elles restent stationnaires dans la majorité des cas puisque, une fois seulement, nous les avons trouvées augmentées,
On a signalé l'amélioration des lésions de la prostate après épididymectomie. Nous avons eu l'avantage d’observer un cas de ce genre. (Obs. X) : la prostate qui avant l'opération, était douloureuse au toucher avec un lobe droit hypertrophié, irrégulier et rempli de petites masses saillantes, est retrouvée un an plus tard toujours un peu grosse, mais indolore, complètement lisse et sans bosselures.
M. le Prof” Duplay, dans une leçon de clinique chirurgicale faite à l’'Hôtel-Dieu, avait parlé de cette régression. « Il est à remarquer que parfois, après les opérations économiques sur le testicule ou l’épididyme, les lésions tuberculeuses peu avancées de la prostate ou des vésicules séminales restent stationnaires et peuvent même rétrocéder ».
On peut rapprocher ces faits de ce qui se produit pour les adénites tuberculeuses. Il suffit d’extirper le ganglion dans lequel les lésions sont ie plus avancées pour voir dans les autres ganglions les foyers subir une
régression,
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Nous ne trouvons, dans aucun des cas observés par nous, une extension de la tuberculose aux autres organes ; nos opérés n'ont présenté depuis l'opération aucune autre manifestation tuberculeuse dans une région quelconque de l’organisme.
Berthelot signale l'amélioration des lésions pulmonaires. Nous n'avons pas eu l’occasion de faire une semblable constatation. Un seul de nos quatorze malades (obs. VII) était porteur de signes de tuberculose pulmonaire et nous n'avons pas eu l'avantage de le revoir.
Ch. Nélaton, Cadeau, Martin de Genève, Richet et les thèses de Dimitresco et de Platon insistent sur le bon “état général des malades après l'intervention économique. S'il est vrai, comme l'ont prétendu quelques auteurs, que la castration donne un coup de fouet à la maladie et en active la marche, les améliorations signalées par Berthelot, Dimitresco et Platon plaideraient plutôt en faveur de l’épididymectomie si on avait à faire un choix entre les deux opérations.
Il ne s’est pas produit d’atrophie testiculaire consécutive à l’ablation de l’épididyme. Ce résultat a une réelle valeur. Il est très important, pour l'état moral du sujet, que le testicule puisse conserver sa forme primitive et son volume normal. Longtemps, on avait supposé qu'il en était pour le testicule comme pour d’autres glandes, le foie, les reins, le pancréas par exemple, qui s’atrophient après la ligature de leurs canaux excréteurs. Il est certain que toutes les fois qu'on a eu à constater de l’atrophie, on avait sectionné ou lié les vaisseaux du cordon, M. Legueu a fait à ce sujet, sur des chiens, des