‹ Résultats immédiats et éloignésChapitre 2 sur 20 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le traitement de la tuberculose testiculaire a subi de nombreuses transformations depuis un siècle. Cette question est passée par plusieurs phases, toujours soumise dans son évolution aux découvertes de la science et à l'influence des théories multiples qui se sont succédé. Elle a donné lieu à des discussions souvent ‘passionnées.

Le traitement, tour à tour timide au début, audacieux avec les progrès de la chirurgie, est entré depuis quelques années dans une voie plus sage, plus conservatrice.

Le chirurgien ne doit être n1 abstentionniste, n1 interventionniste de parti pris ; 1l doit envisager avant tout l'importance physiologique de l'organe sur lequel :1l opère ; la technique opératoire doit varier suivant les cas. Pour ce qui est de la glande testiculaire, on sait, par les expériences de la physiologie moderne, qu’en dehors de la spermatogénèse elle a sur le fonctionnement des centres nerveux une action encore indéterminée, mais indéniable.

Aussi, doit-on, dans la mesure du possible, essayer de la conserver.

L'épididymectomie, résection totale ou partielle de l'épididyme, tout en respectant le testicule, peut donner de bons résultats quand elle est pratiquée assez Lôt, avant que les lésions aient eu le temps de se généraliser.

C'est cette opération, dite économique, que nous vou-

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lons étudier. Nous consacrerons d'abord quelques lignes à l'historique de l'opération; puis, après quelques considérations sur la pathogénie de la lésion dont elle est le traitement, nous essaierons de prouver à l’aide de quelques documents que, pratiquée suivant un manuel opératoire considéré par M. Hartmann comme le procédé de choix, elle n’est nullement dangereuse, n’engendre pas d'accidents et donne des résultats, sinon excellents, du moins satisfaisants et durables.

Nous prions M. le D' Hartmann, qui nous a suggéré l'idée de ce travail, de recevoir l’assurance de notre sincère reconnaissance. C’est dans son service de chirurgie des Voies urinaires de l'hôpital Lariboisière, que nous avons recueilli la plupart des observations qui nous ont servi à étayer cette thèse. Ce qui nous a paru présenter le plus d'intérêt, c'est, malgré les difficultés qu'elle présente, la recherche des résultats éloignés. Aussi, est-ce de ce côté que nos efforts ont été spécialement dirigés. Pour obtenir un succès complet il nous aurait fallu revoir nos quatorze malades. Nous avons été assez favorisé puisque nous avons pu retrouver et examiner neuf d’entre eux. Cette moyenne, relativement élevée, nous permettra de porter un Jugement sur la valeur du procédé d’épididymectomie que nous décrivons plus loin.

Nous devons aussi des remerciements à nos maîtres dans les hôpitaux : MM. les D'S Peyrot, Schwartz, Souligoux et Oulmont.

Nous avons profité des leçons faites à l'hôpital Cochin, par M. le Prof' agrégé Widal.

M. le Proff Lannelongue et M. le D' Villemin, alors chirurgiens de l'hôpital des Enfants malades, nous ont

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familiarisé un peu avec les affections chirurgicales de l'enfance.

Nous remercions particulièrement M. le Prof Pinard qui nous a enseigné l’art des accouchements.

Nous aimerons à nous rappeler les marques d'intérêt que nous a données en maintes occasions M. le Prof' “agrégé Vaquez.

Nous n’oublierons jamais l'accueil bienveillant de notre premier maître M. le D" Potherat, chirurgien des hôpitaux, et nous lui exprimons toute notre gratitude pour les marques d'amitié dont 1l a toujours fait preuve à notre égard.

Que M. le Prof' Reclus veuille bien agréer notre profonde reconnaissance pour l'honneur qu'il nous a fait d'accepter la présidence de cette thèse.

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