HISTORIQUE
Avant ‘la découverte de l'antisepsie, les chirurgiens traitaient rarement la tuberculose testiculaire par les Opérations sanglantes. Les plus audacieux avaient bien recours à la castration, mais la plupart se contentaient quelquefois d'opérations palliatives, et le plus souvent du traitement médical. |
Mais les opérations radicales et l’abstention poussée à outrance ayant eu des effets désastreux, quelques chirurgiens en vinrent à proposer des opérations conservatrices. C’est ainsi qu’en 1830, Astley Cooper conseillait l’ablation partielle au bistouri des fongosités saillantes du testicule, En 1834, Bérard, ayant remarqué que les tubercules arrivaient difficilement à la résolution et engendraient des abcès et des fistules, proposait d’inciser de bonne heure les masses tuberculeuses.
Malgaigne, dans une communication faite en 1851 à l'Académie de Médecine, émettait l’idée de la résection des foyers caséeux de l’épididyme. Son procédé consistait à circonscrire à l’aide des ciseaux ou du bistourt les téguments contenant l’orifice fistuleux, le trajet de la fistule et l’abcès où elle prend naissance. On devait pénétrer, disait-il, toutes les fois que cela était nécessaire, Jusque dans l'épaisseur du parenchyme testiculaire.
En 1861, eut lieu l'avènement de l'ère antiseptique et à la même époque, Villemin et Koch ayant montré le
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danger d'abandonner à eux-mêmes des foyers inoculables, la castration revint en honneur. Elle compta alors de nombreux partisans : en France, MM. Tillaux, Poncet, Reclus, — en Angleterre, Puzey, Bloxam et en Allemagne, Smith. En même temps, Verneuil, avec la cautérisation ignée et Volkmann, avec le curettage, étaient les grands adversaires de la castration. ‘
Sous l'influence des mauvais résultats donnés par les opérations radicales et aussi des découvertes de Brown- Séquard, la question du traitement de la tuberculose testiculaire fut mise de nouveau à l'étude. Les partisans de la castration reconnurent leurs torts et tentèrent la conservation du testicule quand les lésions de cet organe n'étaient pas trop avancées.
Les opérations qu'ils pratiquèrent alors, tout en étant aussi curatrices que la castration, n’en eurent pas les inconvénients. On reprit les cautérisations de Verneuil et les injections médicamenteuses (éther iodoformé, naphtol camphré) qui ne donnèrent pas de brillants résultats. M. le Prof Lannelongue obtint, paraît-il, des guérisons par sa méthode sclérogène. M. Quénu, employant le curettage réglé qui porte son nom, eut de bons résultats.
C’est alors que plusieurs chirurgiens, convaincus du rôle important que joue le testicule dans la conservation de la santé générale et guidés par la même idée : enlever l'épididyme malade en laissant la glande testiculaire indemne, eurent recours à des opérations qui reçurent le nom d’épididymectomies.
La première opération de ce genre fut faite en 1880 par Bardenhauer,