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Fréquence des perforations d’ulcères duodeno-gastriques
d’après leurs répartitions suivant les mois
L'influence du climat paraît également réelle. D’une
facon générale, on sait qu’il y a beaucoup plus d’ul-
cères de l’estomac et de perforations dans l’Europe Centrale, et dans l'Est de l’Europe, que dans les ré-
gions tropicales et sub-tropicales. Pour cet ordre de
faits, il y a peut-être lieu de tenir compte, à côté du
op
climat, du facteur race, qui joue certainement un rôle (fréquence chez les Anglo-Saxons). Mais, cependant, nous avons vu que la fréquence des perforations gastriques paraît beaucoup moins grande dans les pays méridionaux de la France (Marseille et Montpellier), qu'à Lyon ou à Paris.
D’après l’étude du nombre des cas par année, on voit que le maximum des cas s’est trouvé en 1925. Peut-être, comme les auteurs allemands y insistent particulièrement, faut-il voir là une répercussion de la mauvaise alimentation pendant la guerre, et de l’abus du tabac et de l'alcool.
6) Les antécédents
Sur 105 observations où étaient notés les antécédents des malades :
61 avaient des antécédents gastriques anciens et nets (58,09 %) ;
18, soit 17,23 %, avaient souffert de l’estomac depuis quelques jours seulement ;
26, soit 24,76 %, étaient indemnes de tout passé gastrique.
Dans la majorité des cas, les malades ont donc des antécédents gastriques plus ou moins nets, mais qu’il faut savoir rechercher avec attention dans tous les cas.